VIDEO. La nouvelle vidéo de L214 avec Sophie Marceau fait bondir la FNSEA

POLEMIQUE La vidéo dénonce les conditions dans un élevage de poules pondeuses dans les Côtes-d’Armor...

J.G. avec AFP

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Les images de L214 ont été tournées en mars dans un élevage des Côtes-d'Armor.
Les images de L214 ont été tournées en mars dans un élevage des Côtes-d'Armor. — L214

La nouvelle vidéo choc de L214 n’a pas manqué, une nouvelle fois, de faire réagir le monde agricole. Dans ce document publié dimanche, l’association montre des poules pondeuses dans un élevage des Côtes-d’Armor qui côtoient des cadavres fossilisés de volatiles.

L'actrice Sophie Marceau souligne dans la vidéo que dans cette exploitation, « plus de 180.000 poules sont entassées dans des cages qui s’alignent à perte de vue sur plusieurs étages », déplore que « ces animaux n'(aie) nt jamais vu le ciel » et en appelle aux députés.

La FNSEA dénonce « une méthode délétère »

« L214 sort ses vidéos non pas pour protéger les animaux mais dans un calendrier politique », a réagi Etienne Gangneron, vice-président de la FNSEA. « S’ils voulaient protéger les animaux, ils auraient publié avant cette vidéo » qui date de mars, a-t-il souligné, dénonçant au passage les méthodes de communication de L214.

« C’est facile de se servir d’égéries pour faire passer un message », a critiqué le responsable, en rappelant que L214 avait déjà mis à contribution les actrices américaine Pamela Anderson et française Hélène de Fougerolles pour donner un impact médiatique à ses campagnes. Et « la méthode est délétère, ils prennent des élevages qui représentent 0,5 % du secteur, des gens qui travaillent mal pour porter le discrédit sur toute la profession », a ajouté Etienne Gangneron.

Selon lui, la filière œufs a fait des progrès avec notamment un label « œufs de France » qui garantit l’origine et la traçabilité des produits. « Mais pour les œufs il faut une revalorisation des prix et beaucoup de consommateurs ne veulent pas payer plus cher. Il faut que tout le monde avance dans le même sens », a-t-il insisté.