Urgences: Les sapeurs-pompiers plaident pour un numéro unique, le 112

SECOURS Ce système de numéro unique a déjà largement fait ses preuves dans d'autres pays…

20 Minutes avec agences

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Un panneau rappelant les numéros d'appel d'urgence pour les pompiers, le 18 et le 112, est photographié sur un camion de pompiers, à Clermont-Ferrand, le 26 septembre 2007.
Un panneau rappelant les numéros d'appel d'urgence pour les pompiers, le 18 et le 112, est photographié sur un camion de pompiers, à Clermont-Ferrand, le 26 septembre 2007. — T. ZOCCOLAN / AFP

Un seul numéro pour tous les services d’urgence ? Les sapeurs-pompiers ont plaidé ce mercredi pour « le regroupement des plateformes d’appel d’urgence » pour favoriser la « coordination » des professionnels.

Les numéros du SAMU (15), de la police (17) et des pompiers (18) seraient ainsi réunis dans un numéro unique, le 112.

La mort de Naomi, une « illustration dramatique »

La mort de Naomi Musenga a relancé le débat sur l’organisation des secours en France. La jeune femme est décédée en décembre dernier quelques heures après avoir parlé successivement à la police, aux pompiers, puis au Samu, avant d’être redirigée par l’opératrice vers SOS Médecins.

L’histoire est une « illustration dramatique » du fait que « le citoyen qui appelle les secours doit se prêter à un jeu de pistes pour arriver au bon endroit », a déclaré Patrick Hertgen, vice-président de la fédération nationale des sapeurs-pompiers (FNSPF). Selon lui, les services se passent trop souvent les appels, enregistrant « plusieurs fois les numéros, les adresses, ce qui est une perte de temps » surtout dans les cas urgents.

Un système efficace à l’étranger

La FNSPF plaide donc depuis plusieurs années pour que les services « se regroupent sur des plateformes communes et travaillent les uns à côté des autres », grâce au 112, déjà opérationnel partout en Europe. Ce numéro faciliterait « le parcours téléphonique des citoyens » et en cas de crise, comme un attentat, permettrait « la coordination et l’échange d’information » entre les services, poursuit Patrick Hertgen.

Selon la FNSPF, le numéro unique a « largement fait ses preuves à l’étranger », notamment aux Pays-Bas, en Belgique, en Suède, en Finlande, aux États-Unis ou au Canada. Le principe est simple : un premier niveau de réponse pour localiser l’appel et définir la nature de l’urgence, puis un transfert vers le « service de métier compétent ».

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