EN DIRECT. Notre-Dame-des-Landes: Les squats expulsés ce matin sont en cours de démolition

EVACUATION Les opérations d'expulsions ont repris tôt ce matin sur la ZAD, après un mois de calme relatif...

F.B. et J.U.

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Face à face entre gendarmes et zadistes à Notre-Dame-des-Landes, le 17 mai 2018.
Face à face entre gendarmes et zadistes à Notre-Dame-des-Landes, le 17 mai 2018. — F.Tanneau/AFP
  • Les gendarmes mobiles sont positionnés à l'ouest de la ZAD depuis 6 heures.
  • L'objectif du jour était de démanteler quatre lieux de vie principaux, occupés par des personnes n'ayant pas déposé de projet d'activité.
  • Une trentaine de lieux de vie avaient été détruits entre le 9 et le 12 avril.

17h: La journée aura été longue pour zadistes et gendarmes mobiles. Pour preuve, cette étonnante photo de l'AFP où l'on voit ces derniers profiter d'un moment d'accalmie pour effectuer une mini-sieste.

Des gendarmes se reposent sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes.
Des gendarmes se reposent sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. - G.Souvant/AFP

 

16h45: Parmi les outils à disposition des gendarmes sur la ZAD, plusieurs drones. Ils ne lâchent pas de gaz lacrymogènes (contrairement à ce qu'on entend parfois) mais filment et prennent des photos.

 

16h15: Le Pui-plu, un autre squat de la ZAD expulsé ce matin, a été démoli.

 

15h15: La Chat-Teigne, lieu de vie symbolique de la ZAD, défendu et rebâti lors des expulsions de 2012 (opération César), a été détruit par les pelleteuses travaillant pour la gendarmerie.

Les pelleteuses démolissent les cabanes de la Chat-Teigne sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes.
Les pelleteuses démolissent les cabanes de la Chat-Teigne sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. - F.Tanneau/AFP

 

14h15: Après le déblaiement des barricades ce matin, les démolitions des squats expulsés débutent. Plusieurs camions et engins de chantier arrivent à l'ouest de la route D81, selon l'AFP. Les noms des entreprises sont cachés. 

 

13h15: Les expulsions devraient reprendre vendredi matin. En attendant, les gendarmes vont sécuriser les opérations de déblaiement et de démolition.

Des engins déblaient des squats expulsés à Notre-Dame-des-Landes.
Des engins déblaient des squats expulsés à Notre-Dame-des-Landes. - F.Tanneau/AFP

 

12h45: Les représentants de la ZAD réaffirment qu'ils sont un collectif et que, contrairement à l'Etat, ils ne font pas de distinction entre ceux qui ont déposé des projets et les autres. « Il faut bien peu de coeur pour imaginer que quiconque laisse ses voisin.e.s se faire raser leurs maisons sans réagir », clament-ils.

12h40: « Cette seconde phase d'expulsions va faire remonter dramatiquement la tension dans le bocage », dénoncent les représentants de la ZAD.

12h35: Les zadistes appellent les soutiens à converger sur la zone pour la défendre.

 

12h25: Pas de pause déjeuner, les affrontements continuent. A l'ouest de la route D81 toujours, près des squats démantelés en début de matinée. Les gendarmes tentent de repousser les manifestants en usant, comme d'habitude, de nombreux gaz lacrymogènes. Les face-à-face sont toutefois moins violents qu'en avril.

 

12h15: Rappelons que 15 projets agricoles (élevage, maraîchage, pépinières, boulangerie, brasserie, miellerie), sur les 28 déposés par les zadistes, avaient été validés par la préfecture de Loire-Atlantique. Une dizaine de projets artisanaux ont également été déposés mais seront étudiés dans un second temps. Soit une quarantaine au total. Les occupants concernés par ces projets n'ont pas été ciblés ce jeudi, selon l'Etat.

>> A lire aussi : Quinze des 40 projets déposés par les zadistes ont été validés

 

12h: Comme en avril, des scènes étonnantes émergent au milieu d'une journée de tension. Cette fleur offerte par une zadiste à un gendarme mobile par exemple.

Une manifestante offre une fleur à un gendarme mobile au cœur de la ZAD.
Une manifestante offre une fleur à un gendarme mobile au cœur de la ZAD. - F.Tanneau/AFP

 

11h30: Les coordonnées d'entreprises partenaires de la gendarmerie diffusées sur Twitter. Des soutiens à la ZAD diffusent les noms et coordonnées téléphoniques d'entreprises participant aux opérations de déblaiement pour le compte de la gendarmerie. Rappelons que deux sociétés prestataires avaient été victimes de dégradations volontaires et incendies criminels après la première phase d'expulsions de la ZAD en avril.

11h10: Nouveaux jets de projectiles, nouveaux gaz lacrymogènes. Des zadistes tentent de perturber les déplacements des gendarmes mobiles. Ces derniers répliquent avec une pluie de gaz lacrymogènes.

 

10h45: Deux manifestations annoncées à Nantes en soutien à la ZAD. L'une ce jeudi, devant la préfecture, à 18h. L'autre samedi après-midi à un horaire restant à déterminer.

10h30: Les démineurs de la sécurité civile assistent la gendarmerie pour le démantèlement des barricades. Un engin exposif contenant de l'acide aurait, notamment, été retrouvé.

La sécurité civile assiste la gendarmerie pour le démontage des barricades sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes.
La sécurité civile assiste la gendarmerie pour le démontage des barricades sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. - G.Souvant/AFP

 

10h20 : Le déblaiement des chicanes et barricades a commencé. Puis ce sera au tour des habitats avec le même procédé qu’en avril : expulsion, destruction et déblaiement des gravats le plus vite possible. Les effets personnels récupérés seront placés en consigne.

 

10h10: A la Chat-teigne, un lieu de vie symbole de la ZAD ciblé par les gendarmes ce matin, un homme est toujours perché sur le toit d'une cabane.

 

10h: Les gendarmes mobiles en profitent pour récupérer des éléments de propagande de la ZAD ou de la lutte anti-aéroport, selon un journaliste de l'AFP. Une consigne du ministère de l'Intérieur?

 

9h45: Les opérations pourraient durer deux ou trois jours maximum, selon la gendarmerie. 

 

9h35: La résistance a été moins forte qu'en avril dernier, selon notre journaliste présent sur place. Les gendarmes, bénéficiant de moyens très importants, ont pris le contrôle des objectifs visés avec une difficulté moindre que ce qu'on pouvait imaginer. Les zadistes ont toutefois démontré à plusieurs reprises qu'ils savaient inscrire leur résistance sur la durée, jour après jour.

 

9h30: Les zadistes avaient été avertis des lieux visés. Les zadistes « dont le dossier a été accepté et ceux dont le dossier est en cours d’instruction » ne sont pas concernés par cette évacuation, confirme sur place le général Richard Lizurey. « L’objectif pour nous, c’est que les choses se passent bien », a ajouté le militaire qui a communiqué aux zadistes la liste des « squats » qui devaient être évacués « de manière à ce qu’il n’y ait pas de surprise ».

9h21: Dix-neuf escadrons de gendarmerie mobilisés

Selon Richard Lizurey, directeur général de la gendarmerie nationale, 19 escadrons de gendarmerie, dont deux en réserve, sont toujours présents sur le secteur, soit 1.500 à 1.700 militaires.

 

9h20: « Cette situation n’est pas acceptable dans un Etat de droit », assure Gérard Collomb

Le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, assure dans un communiqué que « les squats expulsés et déconstruits par les forces de l’ordre ne s’inscrivent dans aucun des projets agricoles déposés en préfecture ». « Leurs occupants refusent toute discussion et rejettent l’idée d’occuper ces terres de façon légale. Cette situation n’est pas acceptable dans un Etat de droit, pas plus que ne le sont le climat d’insécurité, les actes de vandalisme et les actions d’obstruction encore constatés sur le site ces dernières semaines », ajoute le ministre.

 

9h14: Des cocktail molotov lancés sur les forces de l'ordre. Selon l'AFP, de nombreux tirs sont entendus sur le chemin de Suez, où les gendarmes ont pris les manifestants en tenaille. Dans un champ, des opposants lancent des cocktail molotov sur les forces de l'ordre. En lisière de forêt de Rohanne, les gendarmes font des sommations et lancent des grenades de désencerclement.

 

8h49: Les gendarmes restent sur place et préparent l'arrivée des engins de démolition. Problème, le chemin de Suez, route menant aux squats expulsés, a été endommagé par des zadistes.

 

8h35: Les objectifs de la matinée « déjà atteints », revendique la gendarmerie. Les quatre pirncipaux squats ou lieux de vie ciblés sont sous contrôle. L'opposition serait moins forte qu'il y a un mois, estime la gendarmerie.

 

8h25: Plusieurs squats déjà repris par les gendarmes. Les secteurs dits de l'Ambazada, de la Vosgerie et du Chat-teigne sont désormais contrôlés par les forces de l'ordre. Leur démolition par les buldozers serait imminente. Les cabanes de la Chat-teigne sont symboliques car elles avait été rebâties lors d'une grande manifestation en 2012. 

 

8h22: Les zadistes préviennent qu'ils reconstruiront. « Ensemble, nous reconstruirons des habitats et cultiverons des jardins vivriers pour toutes les personnes expulsées. Ensemble, nous rebâtirons les lieux d’activité et de partage détruits », clament les représentants de la ZAD dans un communiqué.

8h18: Plus de 1.500 gendarmes seraient mobilisés pour cette nouvelle opération. C'est énorme. Mais c'est un peu moins que lors de la première offensive, le 9 avril.

 

8h15: Les zadistes font face aux blindés sur la route D81. Des projectiles sont lancés. Plusieurs barricades sont en feu mais les blindés parviennent à passer.

 

8h03: Affrontements près du secteur dit le Chat-teigne, un squat important. Les gendarmes mobiles ont chargé en dispersant de nombreux gaz lacrymogènes et grenades assourdissantes. Les occupants reculent.

 

8h02: Seuls les lieux de vie d'occupants n'ayant pas déposé de projet nominatif sont visés par les expulsions, assure la gendarmerie. « Leurs occupants refusent toute discussion et refusent d'occuper ces terres de façon légale », justifie l'Etat.

8h: Les gendarmes mobiles ont lancé l'assaut peu avant 7h. Ils sont possitionnés depuis 6h à l'ouest de la ZAD, près de la route D81. Cet axe routier est régulièrement obstrué depuis un mois par des chicanes alors que l'on pouvait y circuler librement auparavant.