Grève à la SNCF: Rebond de la mobilisation avec 74,4% des conducteurs en grève selon la direction

MANIFESTATION Revivez avec nous cette nouvelle journée de grève, la dix-huitième depuis le début du mouvement…

Manon Aublanc

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La Gare du Nord quasi-vide, lors de la journée de grève du 24 avril 2018.
La Gare du Nord quasi-vide, lors de la journée de grève du 24 avril 2018. — Christophe SIMON / AFP

L’ESSENTIEL

  • Les syndicats ont appelé, ce lundi, à une journée de mobilisation « sans train et sans cheminot » pour le dix-huitième épisode de grève depuis début avril.
  • La direction de la SNCF annonce un « trafic très perturbé » avec un TGV, un TER ou un Transilien sur trois et un Intercités sur cinq prévus.
  • Une caténaire a été sectionnée dans la nuit du dimanche à lundi, dans l’Eure. La SNCF a annoncé qu’elle allait porter plainte.

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18h30: Ce live est désormais terminé. Merci de l'avoir suivi avec nous et bonne soirée.

17h15: Le trafic reviendra progressivement à la normale mardi

La SNCF prévoit un «retour progressif à la normale» du trafic mardi, à l'issue du neuvième épisode de deux jours de grève contre la réforme ferroviaire, a-t-elle annoncé, mais «des perturbations pourront subsister en début de matinée».

Le groupe prévoit neuf TER sur dix, ainsi que quatre Transilien et trains Intercités sur cinq, a-t-il précisé dans un communiqué. Le trafic sera normal pour les TGV et les trains internationaux.

En Ile-de-France, la circulation des RER A et B sera normale. Il y aura trois RER C sur cinq et deux RER D sur trois. Concernant les Intercités, la SNCF précise que le trafic sera normal «à l'exception» des lignes Bordeaux-Marseille (deux trains sur trois), Toulouse-Hendaye (trois trains sur quatre), Paris-Rouen-Le Havre (trois trains sur cinq) et Paris-Caen-Cherbourg (trois trains sur cinq).

16h54 : A Marseille, la mobilisation renforcée

Les cheminots, les salariés de l’énergie, des dockers et les étudiants ont mené plusieurs actions ce lundi matin à Marseille, espérant une convergence des luttes. Nos deux journalistes présents dans la cité phocéenne vous expliquent tout ça.

>> Examens annulés, étudiants gazés, trains à l'arrêt, à Marseille, la mobilisation se durcit

 

14h50 : Le cortège se dirige vers République

 

14h41 : Le cortège va partir de Gare de l’Est

Selon notre journaliste sur place, le cortège des cheminots grévistes va partir de Gare de l’Est en direction de République.

 

14h25 : Des blocages « inadmissibles » pour le patron du Transilien

Plusieurs opérations coups de poing ont eu lieu ce matin pour bloquer des voies ou des gares en Ile-de-France. Des agents non grévistes ont été empêchés de prendre leur poste à Gare de Lyon, les ateliers de Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne) ont dû être débloqués par les CRS, des pétards ont éclaté sur les voies à Mantes (Yvelines) et à Melun (Seine-et-Marne).

« C’est inadmissible. Le droit de grève est constitutionnel mais le droit de se déplacer aussi. Nous avons demandé l’intervention des forces de l’ordre à Villeneuve-Saint-Georges qui est un immense atelier. Et nous déposons systématiquement plainte dans ces cas-là. Des huissiers sont d’ailleurs sur les sites pour constater toute entrave au travail », a réagi Alain Krakovitch, le patron du Transilien. La SNCF a annoncé qu’elle allait systématiquement porter plainte.

14h25 : Des blocages « inadmissibles » pour le patron du Transilien

Plusieurs opérations coups de poing ont eu lieu ce matin pour bloquer des voies ou des gares en Ile-de-France. Des agents non grévistes ont été empêchés de prendre leur poste à Gare de Lyon, les ateliers de Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne) ont dû être débloqués par les CRS, des pétards ont éclaté sur les voies à Mantes (Yvelines) et à Melun (Seine-et-Marne).

« C’est inadmissible. Le droit de grève est constitutionnel mais le droit de se déplacer aussi. Nous avons demandé l’intervention des forces de l’ordre à Villeneuve-Saint-Georges qui est un immense atelier. Et nous déposons systématiquement plainte dans ces cas-là. Des huissiers sont d’ailleurs sur les sites pour constater toute entrave au travail », a réagi Alain Krakovitch, le patron du Transilien. La SNCF a annoncé qu’elle allait systématiquement porter plainte.

14h19 : Les cheminots réunis sur le parvis de la gare de l’Est

Des cheminots sont également présents à Gare de l’Est, selon notre journaliste sur place.

 

14h05 : Des cheminots grévistes bloquent l’entrée de la mairie de Nice

Des grévistes ont décidé de « bloquer l’entrée de la mairie », a expliqué Christian Estrosi sur son compte Twitter, avant d’ajouter qu’il ne les recevra pas « dans l’immédiat » : « J’ai une autre conception du dialogue social ».

 

13h57 : Les cheminots défilent à Gare du Nord et à Gare de Lyon.

Selon plusieurs journalistes sur place, les grévistes ont envahi les deux gares parisiennes.

 

13h51 : La SNCF va porter plainte après « une cinquantaine d’exactions »

La SNCF va porter plainte ce lundi après « plus d’une cinquantaine d’exactions diverses et variées » constatées sur son réseau, a annoncé Mathias Vicherat, le directeur adjoint de la SNCF au micro de RTL.

« Plus de 5.000 clients ont été impactés », a estimé le numéro 2 de la SNCF.

12h50: 27,58% de grévistes au total, 74,4% des conducteurs en grève selon la direction

La participation à la grève à la SNCF a rebondi lundi avec 27,58% de grévistes au total, selon la direction, contre 14,46% mercredi dernier, où avait été enregistré le plus bas taux de grévistes en semaine depuis le début du mouvement contre la réforme ferroviaire. Parmi les personnels indispensables à la circulation des trains, la mobilisation grimpe à 74,4% chez les conducteurs, 74,3% chez les contrôleurs et 36,7% chez les aiguilleurs, a précisé la direction dans un communiqué. La participation a enregistré un net sursaut chez les cadres, en grève à 10,14% (contre 3,1% mercredi dernier).

12h28 : A Caen, les cheminots devant la permanence du député LREM

A Caen, des manifestants se sont rassemblés devant le bureau de Fabrice Le Vigoureux, le député LREM du Calvados, selon un journaliste présent sur place.

 

12h04 : Le blocage de la gare de Lille déjà voté pour vendredi

Réunis en assemblée générale ce lundi matin, les cheminots lillois ont d’ores et déjà approuvé le blocage de la gare de Lille Flandres lors de la prochaine journée de mobilisation, vendredi.

11h57 : Une manifestation devant la résidence secondaire de Guillaume Pepy

A Biarritz, des grévistes se sont donnés rendez-vous devant la résidence secondaire de Guillaume Pepy.

11h54 : Des cheminots venus soutenir les étudiants grévistes

A Marseille, certains cheminots grévistes se sont également rendus devant la fac de la Canebière où des étudiants grévistes tentaient d’empêcher la tenue de partiels.

11h45 : Les cheminots marseillais sur le Vieux-Port

A Marseille, une centaine de cheminots se sont rendus sur le Vieux-Port, selon notre journaliste présente sur place.

11h20 : Edouard Philippe, responsable du « durcissement potentiel du conflit », selon Pascal Pavageau

« Nous avons fait des propositions avec une logique de moratoire de quelques semaines au Premier ministre. Edouard Philippe a refusé et il porte idéologiquement la responsabilité du durcissement potentiel du conflit », a expliqué Pascal Pavageau, le secrétaire général de Force ouvrière, sur le plateau des 4 Vérités de France 2, ce lundi matin.

Une fois qu’on aura cassé le statut, on ouvrira la porte à la privatisation de la SNCF et tous seront perdants », s’est alarmé Pascal Pavageau, pour qui le « mouvement de grève peut continuer cet été au-delà du vote au Sénat ».

10h27 : Un train sur deux sur les lignes A et B du RER

Seulement un train sur deux circule ce lundi sur les portions du RER A et B gérées par la RATP, en raison d’une grève des conducteurs initiée par quatre syndicats, a-t-on appris de sources concordantes.

La moitié des trains était annulée sur l’ensemble de la ligne A ainsi que sur la portion du RER B reliant la gare du Nord à Saint-Rémy-lès-Chevreuse (Yvelines), a indiqué à l’AFP un porte-parole de la RATP. Le trafic des métros, bus et tram n’était pas touché par le mouvement social.

Dans un tract commun, les syndicats CGT, Unsa, SUD et FO de la RATP dénoncent des « problèmes récurrents » sur les deux lignes : « pressions managériales constantes, effectif insuffisant, sanctions à répétition mal vécues, modifications des textes réglementaires de manière unilatérale, stress permanent ». Ils accusent la direction de mener « une politique du chiffre » qui conduit à « des incidents à répétition », les conducteurs étant soumis à un « mal-être au travail qui entraîne des risques pour la sécurité ferroviaire ».

Les perturbations sur les RER A et B n’ont « strictement rien à voir » avec le conflit à la SNCF, même si les deux grèves coïncident lundi, a précisé à l’AFP Michel Leben (CGT-RATP), en évoquant « environ 75 % de grévistes » parmi les conducteurs.

10h21 : La réforme ferroviaire ne laissera « aucune place au fantasme de la privatisation »

Le député LREM Jean-Baptiste Djebbari, rapporteur du texte sur la réforme ferroviaire, a affirmé au micro de Jean-Jacques Bourdin sur RMC que la loi ne laissera « aucune place au fantasme de la privatisation ». « Tout le groupe public ferroviaire, toutes les sociétés qui le composent, restent à 100 % détenues par l’Etat, c’est ce que nous avons écrit dans la loi. »

Il a également annoncé, après en avoir discuté avec la ministre Elisabeth Borne, que le mot « incessibilité » sera inscrit dans le texte.

10h14 : Berger réclame que « l’incessibilité » du groupe soit inscrite dans la loi

Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a réclamé ce lundi que l'« incessibilité » de la SNCF soit inscrite dans le projet de loi, afin d’éviter une « vente à la découpe » du groupe public ferroviaire : « Je demande à ce que le gouvernement dise très clairement qu’il n’y aura pas de cessibilité de quelque filiale que ce soit à la SNCF », a-t-il déclaré sur Cnews.

« Il ne faut pas » de « vente à la découpe à la SNCF », a insisté le dirigeant de la CFDT, réclamant que « l’incessibilité de la SNCF soit inscrite dans le texte de loi ».

A propos de la consultation lancée par les syndicats auprès des 147.000 cheminots, Laurent Berger a rappelé qu’il ne s’agissait pas d’un référendum, mais « une modalité d’action » qui vise à « expliquer aux cheminots le contenu de cette réforme et discuter avec eux. Ça alimentera les discussions qu’on aura demain avec le gouvernement ».

10h09 : L’accès à la gare de Marseille Saint-Charles bloquée

Une opération « gare morte » a été menée à Marseille (sud-est) ce matin par des cheminots, épaulés par des étudiants, qui bloquaient l’arrivée et le départ des trains à la gare Saint-Charles.

« Ils ont tout bloqué. On comprend tous » le mouvement de grève, « mais à un moment, faut pas pénaliser les autres », a déclaré un voyageur de 42 ans, Roméo André, à l’AFP.

 

10h05 : Plus de 530 km de bouchons en Ile-de-France

Un trafic très perturbé pour les usagers des transports ferroviaires, mais aussi pour les automobilistes. Plus de 530 kilomètres de bouchons cumulés en Ile-de-France ce lundi matin vers 9h15, un niveau « exceptionnel », selon la Direction des routes d’Ile-de-France.

A 9h50, l’état du trafic était redescendu à 406 km de bouchons cumulés, ce qui maintient la circulation au-dessus d’une courbe exceptionnelle.

10h : Une caténaire sectionnée dans la nuit sur la ligne Rouen-Paris

Une caténaire a été sectionnée dans la nuit sur la ligne Rouen-Paris, entre Pont de l’Arche et Gaillon (Eure). "Un acte de malveillance", selon la SNCF qui a annoncé qu’elle allait porter plainte. Vous pouvez retrouver notre article sur le sujet juste en dessous.

Le trafic des trains interrompu entre la Normandie et Paris à cause d'un acte de malveillance

 

9h55 : Bonjour à tous. Pour ce dix-huitième épisode de mobilisation des cheminots, le trafic s’annonce « très perturbé ». Les syndicats ont appelé à une journée « sans trains et sans cheminot ».