Mort de Naomi Musenga: La famille dépose plainte contre les hôpitaux universitaires de Strasbourg

JUSTICE Une plainte pour « non-assistance à personne en danger » et « mise en danger de la vie d’autrui » a été déposée « contre X et contre les hôpitaux universitaires de Strasbourg » ce vendredi…

Marion Pignot

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La famille de Naomi Musenga,le 10/05/2018. / AFP PHOTO / FREDERICK FLORIN
La famille de Naomi Musenga,le 10/05/2018. / AFP PHOTO / FREDERICK FLORIN — AFP

La famille de Naomi Musenga, décédée le 29 décembre dernier après avoir été raillée par une opératrice téléphonique du Samu, a déposé plainte vendredi contre les hôpitaux universitaires de Strasbourg (HUS).

Une plainte pour «non-assistance à personne en danger» et «mise en danger de la vie d'autrui» a été déposée «contre X et contre les hôpitaux universitaires de Strasbourg» vendredi auprès du secrétariat du procureur de la République de Strasbourg, a confirmé l'avocat de la famille, Me Mohamed Aachour. 

« On ne sait toujours pas de quoi cette femme de 22 ans est morte »

Dans leur plainte, les parents de Naomi Musenga ont également demandé que les enquêteurs «essayent de découvrir l'origine du décès», a précisé sa consoeur Me Nicole Radius. «A ce jour, on ne sait toujours pas de quoi cette femme de 22 ans est morte. S'agit-il d'une mort naturelle ? Aurait-elle pu être sauvée si elle avait été prise en charge à temps ?», s'est interrogée Me Radius.

«Pourquoi on n'a pas répondu à son appel et pourquoi l'autopsie n'a pas été faite à temps ?», a demandé son père Mukole Musenga, qui a réclamé que «justice soit faite» lors d'une conférence de presse jeudi.

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Le parquet de Strasbourg a déjà ouvert ce mercredi une enquête préliminaire du «chef de non-assistance à personne en péril». Les HUS ont par ailleurs ouvert une enquête administrative et l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) a été saisie.

Organisations professionnelles et syndicales de médecins face à Agnès Buzyn

Pour rappel, moquée par une opératrice du Samu lors de son appel, Naomi Musenga, souffrant de douleurs au ventre, n'avait été emmenée à l'hôpital que plusieurs heures plus tard et est décédée peu de temps après. Son autopsie n'a été réalisée que le 3 janvier et son corps montrait, selon le rapport, des signes de putréfaction.

Les organisations professionnelles et syndicales de médecins urgentistes rencontreront Agnès Buzyn, ministre de la Santé lundi pour «évoquer les conditions inacceptables» du décès de la jeune femme et «les améliorations nécessaires à apporter au fonctionnement du SAMU», a indiqué le ministère dans un communiqué.