Mort de Naomi Musenga: La famille va déposer une plainte

JUSTICE La jeune femme est morte à Strasbourg après un dialogue particulièrement glaçant avec le Samu qui l’a renvoyée vers SOS Médecins…

20 Minutes avec AFP

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Illustration d'un hôpital.
Illustration d'un hôpital. — Pixabay

La famille de Naomi Musenga, décédée fin décembre après avoir été raillée par une opératrice téléphonique du Samu de Strasbourg, déposera une plainte « en bonne et due forme » d’ici à vendredi, a indiqué à l’AFP Me Mohamed Aachour, l’un des avocats de la famille de la victime.

« Elle sera déposée aujourd’hui ou au plus tard vendredi, jeudi étant férié », a déclaré l’avocat. « Ce que l’on souhaiterait, c’est qu’au-delà de l’enquête préliminaire [ouverte mercredi par le parquet de Strasbourg] il y ait une information judiciaire qui soit ouverte », a-t-il souligné.

Connaître les causes du décès

Pour la famille, il s’agit de « connaître les causes de la mort », a poursuivi l’avocat, précisant que « pour l’instant, on sait qu’il y a une dégradation rapide des organes qui a conduit à la mort de Naomi, mais on ne sait pas ce qui a entraîné cette dégradation rapide ».

Il s’agit également de savoir si lors de l’appel au Samu « les choses se sont faites correctement ou pas », alors que « de multiples interrogations » surgissent à l’écoute de la conversation entre la jeune femme et l'opératrice sur « le refus de prise en charge du Samu ».

Une autopsie trop tardive

« Est-ce que cela aurait changé quelque chose in fine que le Samu intervienne plus rapidement ? », s’est interrogé l’avocat, relevant qu’entre le premier appel et l’arrivée à l’hôpital, « à peu près cinq heures » s’étaient écoulées.

« Enfin pourquoi l’hôpital a-t-il attendu cinq jours (112 heures, selon le rapport d’autopsie) pour pratiquer une autopsie ? », s’interroge encore Me Aachour, se demandant « comment il est possible qu’on ait un corps en état de putréfaction avancée dans un hôpital » comme le note le rapport.