Toulouse: Occupée depuis deux mois, l'université Jean-Jaurès du Mirail évacuée par la police

UNIVERSITE Le tribunal administratif de Toulouse avait ordonné cette évacuation...

20 Minutes avec AFP

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L'entrée de l'université du Mirail, occupée sans discontinuer depuis le 6 mars.
L'entrée de l'université du Mirail, occupée sans discontinuer depuis le 6 mars. — H. Menal - 20 Minutes

L’université des sciences humaines Jean-Jaurès (ex-Le Mirail) à Toulouse, bloquée depuis le 6 mars par des étudiants, a été évacuée mercredi avant l'aube par près de 200 policiers, survolés par un hélicoptère.

Selon Frédéric Rose, le directeur de cabinet du préfet, « il n’y a eu aucun incident, il n’y a pas de blessé », ni d’interpellation. Il a précisé à la presse sur place qu’une « enquête pour dégradations » allait être diligentée.

Le tribunal administratif de Toulouse, saisi par le syndicat UNI et quatre étudiants, avait ordonné cette évacuation. Depuis le 6 mars, plusieurs dizaines d’étudiants et de militants occupaient à tour de rôle deux bâtiments de l’université Jean-Jaurès, dont ils avaient bloqué les accès avec des chaises et une chaîne.

« Il y a eu des coups de matraque, des coups de pied »

« On savait que ça allait arriver car il y avait déjà plein d’universités évacuées », a déclaré à l’AFP un des étudiants évacués. « Il y a eu des coups de matraque, des coups de pied, des gens sont tombés à terre mais malgré ça, ils ont continué à marcher, à nous évacuer, des gens ont été piétinés », a rapporté cet étudiant en histoire, qui occupait le hall de l’Accueil, un des deux bâtiments occupés.

Plusieurs camions de CRS ont débarqué vers 4h du matin aux abords de l’université, survolée par un hélicoptère pendant l’évacuation. L’entrée principale donnant accès au bâtiment de l’Arche, l’autre bâtiment occupé, a été très vite bloqué par un cordon de CRS, casqués et équipés de boucliers.

Les enquêteurs tenteront « d’identifier les auteurs des dégradations »

Les étudiants, entre 60 et 80 selon une estimation des médias, sortaient par groupes, encadrés par des CRS, frappant dans leurs mains, et scandant « libérez nos camarades » ou encore « Et l’université, elle est à qui ? elle est à nous ! ». Ils ont été ensuite repoussés à une quarantaine de mètres de l’entrée.

« On va continuer la mobilisation, on a déjà prévu d’autres endroits », a ajouté le même étudiant en histoire, qui occupait le bâtiment de l’Accueil, où se trouve le grand amphithéâtre de l’université. La préfecture a indiqué que « les identités des personnes sur place » avaient été relevées et que les enquêteurs tenteraient « d’identifier les éventuels auteurs des dégradations ».

Les étudiants mobilisés appellent à une assemblée générale à 12 h 30 à la gare Matabiau, puis à un rassemblement à 18 heures devant la préfecture.