Grève à la SNCF: Ce qu'il faut retenir des déclarations d'Edouard Philippe après sa rencontre avec les syndicats

DISCUSSIONS C’est la première fois que les deux parties se rencontrent depuis le début du mouvement de grève perlée des salariés début avril…

L.Br. avec AFP

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Edouard Philippe après sa rencontre avec les syndicats de cheminots, le 7 mai 2017.
Edouard Philippe après sa rencontre avec les syndicats de cheminots, le 7 mai 2017. — PHILIPPE WOJAZER / POOL / AFP

​Edouard Philippe a rencontré les syndicats de cheminots à Matignon ce lundi. C’est la première fois que les deux parties se réunissent autour d’une table pour discuter depuis le début du mouvement de grève perlée des salariés début avril. A l’issue de ces entretiens, le Premier ministre s’est exprimé sur la position du gouvernement.

Edouard Philippe a livré les résultats du « point d’étape » entre Matignon et les syndicats de cheminots, un dialogue qui semble avoir fait baisser la tension entre les deux parties.

« La fermeté n’interdit pas la discussion », a commencé le Premier ministre. Concernant la réforme ferroviaire : elle « ne changera pas fondamentalement » mais « peut-être encore finalisée », a estimé lundi Edouard Philippe, laissant ainsi place à des négociations sur certains points.

Sur certains points, le gouvernement reste ferme : l’ouverture à la concurrence de la SNCF, la fin du recrutement au statut de cheminot au 1er janvier 2020 et le changement du statut de l’entreprise au 1er janvier 2020.

La promesse de se revoir avant l’examen au Sénat

Le Premier ministre s’est également exprimé sur la dette de la compagnie ferroviaire. « A partir de 2022, la SNCF ne doit plus perdre d’argent chaque année. Je propose d’adopter une règle d’or qui interdise un endettement excessif », a martelé Edouard Philippe. L’Etat reprendra bien la dette du groupe « progressivement à partir de 2020 », a-t-il assuré.

Edouard Philippe a fixé comme objectif que le groupe public soit « à l’équilibre économique à la fin du quinquennat » en 2022. Il a également indiqué que la reprise de la dette serait « clairement identifiée dans les comptes publics » et soumise au vote du Parlement.

A la sortie de Matignon, les syndicats étaient mitigés. « Pour nous, clairement, la grève se poursuit », a confirmé à Laurent Brun, secrétaire général de la CGT Cheminots. Le Premier ministre a proposé de revoir les syndicats le 24 ou 25 mai, avant l’examen de la réforme au Sénat en séance publique.