Le cirque Pinder, placé en liquidation judiciaire, est contraint d'annuler ses spectacles

SPECTACLE Le patron du cirque Pinder dit subir les conséquences de la crise économique et du passage de la semaine d’école à 4,5 jours…

L.Br.

— 

Une représentation du cirque Pinder à Paris en 2005.
Une représentation du cirque Pinder à Paris en 2005. — BERTRAND GUAY / AFP

Le cirque Pinder est en difficulté. La société d’exploitation Promogil a été placée en liquidation judiciaire le 2 mai par le tribunal de commerce de Créteil. Le patron de Pinder se désole du manque de réaction du gouvernement.

A Valence, Grenoble, Saint-Etienne ou Clermont-Ferrand, les spectacles sont tous annulés en ce mois de mai. Et aucun n’est prévu par la suite. Le cirque a été placé en liquidation judiciaire, à la demande de son patron.

Le nombre de billets vendus est passé de 450.000 à 100.000

« C’est moi qui en ai fait la demande, explique Gilbert Edelstein, le propriétaire du cirque Pinder depuis 1983 à nos confrères de Ouest-France. En mars et avril, notre chiffre d’affaires a baissé de plus de 60 % », révèle-t-il.

Pour ce patron de 80 ans, c’est un « déchirement ». Si le cirque Pinder est en difficulté, c’est que les gens ne viennent plus, explique-t-il. En trois ans, le nombre de billets vendus est passé de 450.000 à 100.000. Diverses raisons permettent d’expliquer cette désertion des spectateurs : la crise économique, les attentats, les critiques contre les mauvais traitements des animaux sauvages et même le passage à la semaine de 4,5 jours pour les écoliers.

Le patron de Pinder espère relancer les spectacles durant l’été

Résultat : entre 2014 et 2016, le chiffre d’affaires est passé de 7,4 millions d’euros à moins de 6 millions. Gilbert Edelstein dit avoir alerté Emmanuel Macron du déclin de son activité et demandé de l’aide, « mais rien n’a été fait », se désole-t-il. Selon lui, d’autres célèbres cirques traversent des difficultés similaires, comme Arlette Gruss ou Bouglione.

Le patron de Pinder espère relancer les spectacles durant l’été. Il compte également sur l’ouverture d’un parc d’attractions en Seine-et-Marne, « Pinderland », pour prouver que « le cirque Pinder n’est pas mort ».

>> A lire aussi : Gilbert Gruss. «Un cirque sans animaux, ce n'est plus un cirque»