VIDEO. «La France ne serait pas la même sans la Nouvelle-Calédonie», affirme Emmanuel Macron

APAISEMENT Le chef de l’Etat a appelé ce samedi les Calédoniens à « ne pas faire reculer l’Histoire », à six mois du référendum sur l’indépendance prévu le 4 novembre, lors d’un discours en clôture de son déplacement en Nouvelle-Calédonie...

20 Minutes avec AFP
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Le président Emmanuel Macron au Centre culturel Tjibaou, à Nouméa, en Nouvelle-Calédonie, le 5 mai 2018.
Le président Emmanuel Macron au Centre culturel Tjibaou, à Nouméa, en Nouvelle-Calédonie, le 5 mai 2018. — AFP

Emmanuel Macron joue la carte de l’apaisement. « La France ne serait pas la même sans la Nouvelle-Calédonie », a déclaré ce samedi à Nouméa le président de la République, lors d’un discours en clôture de son déplacement de trois jours sur le Caillou.

« La France ne serait pas la même sans la Nouvelle-Calédonie », a-t-il insisté, en saluant l’engagement du territoire pour la France libre pendant la Seconde guerre mondiale, mais aussi « parce qu’elle est une part de cette France-monde » et parce qu’elle « a apporté à toute la France des modèles », dont « celui d’accepter toute cette diversité ».

« Mais c’est aux Calédoniens qu’il appartient de le dire, de choisir » lors du référendum sur l’indépendance du 4 novembre, a-t-il ajouté, en assurant qu’il n’entendait pas prendre parti.

Les actes de prise de possession par la France remis à la Nouvelle-Calédonie

Puis, le chef de l’Etat a remis au gouvernement collégial de Nouvelle-Calédonie les deux actes de prise de possession de ce territoire, les 24 et 29 septembre 1853 au nom de Napoléon III. Il a dévoilé les deux documents, sous vitrine, au Centre culturel Tjibaou, à Nouméa, dernier des grands travaux de François Mitterrand, inauguré il y a 20 ans par Lionel Jospin.

Les documents étaient jusqu’alors conservés aux archives de l’outre-mer d’Aix-en-Provence. « Je les remets à l’ensemble des Calédoniens », a déclaré Emmanuel Macron. « Nous ne sommes plus au temps de la possession, nous sommes au temps des choix et de la prise de décisions collectives », a-t-il précisé.

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