Réforme de l'université: Fin de l'occupation à Normale Sup', reprise des cours lundi

BLOCAGE Les occupants, qui avaient investi les lieux mercredi soir, « sont repartis peu à peu »…

20 Minutes avec AFP

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Illustration de l'Ecole normale supérieure de Paris
Illustration de l'Ecole normale supérieure de Paris — Archives afp.com

L’intervention des forces de l’ordre n’a pas été nécessaire. L’occupation de l’Ecole normale supérieure (ENS) de Paris par des opposants à la loi sur les nouvelles modalités d’entrée à l’université a pris fin jeudi soir, a indiqué ce vendredi la direction du prestigieux établissement.

Les occupants, qui avaient investi les lieux mercredi soir, « sont repartis peu à peu, sans qu’il soit nécessaire de faire intervenir dans l’école les forces de police » et l’ENS « n’est plus occupée depuis jeudi soir », précise la direction dans un communiqué.

Des dégâts importants, selon la direction de l’établissement

Des forces de police s’étaient déployées jeudi devant l’établissement au cœur du Quartier latin, rue d’Ulm, afin d’en « réguler l’accès », ajoute-t-elle. Les cours et conférences reprendront lundi dans cette école de renom, l’une des plus sélectives du système universitaire français.

Mercredi en fin d’après-midi, « un colloque intempestif », selon les mots de la direction, avait rassemblé près de 800 personnes, majoritairement extérieures à l’établissement. Ensuite, « quelques centaines de personnes ont refusé de quitter l’école », envahissant « une bonne partie des locaux historiques » pour protester contre la loi Vidal sur l’université, au cœur du blocage de plusieurs établissements en France.

Des dégâts importants ont été commis, avait déploré la direction jeudi, qui citait des « tags », notamment sur un monument aux morts, la « destruction d’équipements de sécurité​ », des « salles de cours forcées et squattées ».

Occupation prolongée à l’Ecole des hautes études en sciences sociales

Du côté de l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), autre établissement parisien d’enseignement supérieur, une AG d’étudiants et de professeurs opposés à la loi Vidal a décidé de prolonger l’occupation d’une partie du site, entamée lundi, a indiqué la direction.

Trois des 73 universités françaises restent totalement bloquées après plusieurs semaines de mobilisation contre la loi Vidal, accusée par ses détracteurs d’instaurer une sélection déguisée à l’entrée à la fac.