Syndicats et partis de gauche veulent rassembler autour d'une «marée populaire» le 26 mai

RASSEMBLEMENT L’événement se tiendra un samedi, afin que tous les Français « entrent dans l’action », a souligné Jean-Luc Mélenchon…

20 Minutes avec AFP

— 

Jean-Luc Mélenchon lors d'une manifestation test à Marseille, le 19 avril 2018.
Jean-Luc Mélenchon lors d'une manifestation test à Marseille, le 19 avril 2018. — BERTRAND LANGLOIS / AFP

Les organisations sont parvenues à un accord sur la date de l’événement ce vendredi. Syndicats, politiques et associations envisagent d’organiser une « marée populaire » le samedi 26 mai. Une journée pour l’égalité, la justice sociale et la solidarité, précise l'organisation altermondialiste Attac.

Ces organisations, parmi lesquelles la CGT, Union Solidaires ou encore le Syndicat de la magistrature, se sont réunies jeudi soir à la Bourse du travail à Paris à l’initiative d’Attac. Elles « travaillent à une "marée populaire" pour l’égalité, la justice sociale et la solidarité » partout en France, le samedi 26 mai, a souligné Attac. Vendredi sur France Inter, le député LFI François Ruffin a jugé cette date du 26 mai « très intéressante ». « On aurait un moment où le mouvement citoyen, les syndicats, les partis se retrouvent tous ensemble », a-t-il salué, souhaitant que « des espèces de cloisons tombent ».

Un samedi pour permettre à tous de participer

Au cours d’une conférence de presse, le chef de file de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon s’est également félicité que cette date soit mise sur la table. La France insoumise plaide depuis plusieurs semaines pour une manifestation le samedi qui permette à tous les Français « d’entrer dans l’action » et non pas seulement de se contenter de « faire grève par procuration », a-t-il rappelé.

Il reste selon le député des Bouches-du-Rhône à convenir s’il y aura « des marées populaires nationales ou bien si elles seront départementales ».

Jean-Luc Mélenchon a souligné que pour qu’une telle alchimie fonctionne « il faut que les syndicats y jouent le premier rôle ». « Nous l’avons compris », a-t-il affirmé, alors qu’il avait été accusé à l’automne de vouloir les concurrencer. Les contours de ce grand rassemblement populaire voulu par les syndicats et la gauche de la gauche seront fixés le 16 mai.

>> A lire aussi : Pour François Ruffin, Emmanuel Macron «n'accepte pas la démocratie»