VIDEO. Défilé du 1er-Mai: Après les violences, Mélenchon accuse l'extrême droite et Le Pen l'extrême gauche

MANIFESTATIONS Après les débordements lors de la manifestation du 1-mai à Paris, Marine Le Pen, Laurent Wauquiez et Jean-Luc Mélenchon, entre autres, ont réagi ce mardi…

L.C. avec AFP

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Des individus cagoulés lors de la manifestation du 1er-Mai à Paris, en 2018.
Des individus cagoulés lors de la manifestation du 1er-Mai à Paris, en 2018. — Francois Mori/AP/SIPA
  • La manifestation du 1er-Mai à Paris a dégénéré ce mardi après des heurts entre la police et un millier de casseurs cagoulés.
  • Les hommes et femmes politiques se sont empressés de réagir, notamment sur Twitter, pour condamner ces violences.

Les réactions politiques se sont enchaînées ce mardi après les violences qui ont émaillé le défilé parisien du 1er-Mai. Des individus cagoulés, 1.200 selon la police, s’en sont pris aux forces de l’ordre avec des pavés et des cocktails Molotov et ont saccagé plusieurs commerces sur le trajet de la manifestation.

Selon la préfecture de police de Paris, les casseurs sont issus de la mouvance radicale d’extrême gauche des « black blocs ». Environ 200 d’entre eux ont été interpellés. Marine Le Pen a blâmé « des milices d’extrême gauche », alors que Laurent Wauquiez a dénoncé la « faillite de l’Etat régalien » et que Jean-Luc Mélenchon a accusé « des bandes d’extrême droite ».

Les réactions du gouvernement

En visite de travail en Australie, Emmanuel Macron a réagi dans la soirée et a condamné « avec une absolue fermeté les violences » qui « ont dévoyé les cortèges du 1er mai ». « Tout sera fait pour que leurs auteurs soient identifiés et tenus responsables de leurs actes », a ajouté le président.

En déplacement dans le Cher, le chef du gouvernement Edouard Philippe a condamné sur Twitter « les violences avec la plus grande fermeté, ainsi que l’irresponsabilité des discours radicaux qui encouragent de tels agissements ».

Le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb avait lui aussi réagi sur Twitter, condamnant « avec fermeté les violences et dégradations commises en marge du défilé syndical du 1er-Mai à Paris. Tout est mis en œuvre pour faire cesser ces graves troubles à l’ordre public et appréhender les auteurs de ces actes inqualifiables », a-t-il indiqué.

Edouard Philippe et Gérard Collomb se sont rendus ce mardi soir au commissariat du XIIIe arrondissement parisien.

« Quand on a des convictions sincères, on manifeste à visage découvert. Ceux qui portent une cagoule sont les ennemis de la démocratie. Ils n’imposeront jamais leur loi », a tweeté le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux.

La droite et le FN blâment le gouvernement

« Ces milices d’extrême gauche devraient être dissoutes depuis bien longtemps. Mais le problème, c’est que le pouvoir de gauche fait preuve à leur égard d’une mansuétude et maintenant on peut presque dire d’une complicité », a dénoncé la présidente du Front national.

« Ils savent qu’ils sont protégés par les mouvements de gauche, que rien n’a jamais été fait contre eux. Cette situation est inadmissible, et encore une fois c’est le pouvoir qui en porte la responsabilité », a encore estimé la leader d’extrême droite, auprès de journalistes en marge d’un rassemblement qu’elle tenait à Nice.

Laurent Wauquiez, président des Républicains, a pour sa part regretté de « terribles images pour notre pays », dans un tweet. « Faillite de l’État régalien. Il est urgent de rétablir l’autorité : soutien total à nos forces de l’ordre qui font face à ces voyous », a ajouté le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes.

L’une des porte-parole des Républicains, Lydia Guirous, a quant à elle raillé Emmanuel Macron, en déplacement en Australie où, selon elle, le président « continue son road show de banquier d’affaires en Australie en oubliant les Français et leur sécurité qui est pourtant sa mission première », en déplorant que « l’État se délite dans Paris ».

Le député Les Républicains, Eric Ciotti, a de son côté estimé que « jamais de telles violences n’avaient été commises à Paris lors d’une manifestation depuis Mai-68 », en raillant « l’autorité de Macron », qu’il a qualifié de « tigre de papier ».

Florian Philippot, président des Patriotes, a pour sa part laissé entendre dans un tweet que « le gouvernement a refusé d’anticiper » le « déferlement de violence », « à en croire plusieurs syndicats policiers », qu’il n’a pas nommés.

Mélenchon accuse l’extrême droite

A gauche, Jean-Luc Mélenchon a dénoncé d'« insupportables violences contre la manifestation du premier mai. Sans doute des bandes d’extrême droite », a tweeté le leader de la France insoumise.

Olivier Faure, le premier secrétaire du Parti socialiste, a lui aussi réagi sur le réseau social, tweetant : « la lutte ce n’est pas la casse. Ceux qui cassent font le jeu de ceux qui refusent d’entendre la lutte. Doublement inexcusable. Doublement condamnable ».

La maire de Paris Anne Hidalgo, a encore considéré que « le seul but (des casseurs) était de semer le chaos ». « C’est abject », a-t-elle poursuivi dans un tweet.

Benoît Hamon, le chef de file du mouvement Génération. s, a pour sa part déploré, également sur Twitter, « le fracas des violences » qui « contraint au silence les milliers de manifestants démocrates et pacifiques qui avaient tant à dire, tant à revendiquer et à défendre légitimement aujourd’hui ».