Nantes: En raison des blocages, des examens seront délocalisés au parc des expos

UNIVERSITE La présidence de l'université prépare la tenue des examens, dont la plupart démarrent le 14 mai...

J.U.
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Le campus du Tertre de l'université de Nantes.
Le campus du Tertre de l'université de Nantes. — F.Brenon/20Minutes
  • En raison du blocage, la présidence de l'université de Nantes a décidé que des épreuves auront lieu au parc des expos de la Beaujoire et dans la halle de la Trocardière.
  • Une décision alors que le climat est toujours tendu sur le campus.

Alors que le campus du Tertre est sujet aux blocages depuis plusieurs semaines, l’échéance des examens se rapproche. Les épreuves qui doivent démarrer pour la plupart le 14 mai seront maintenues, mais délocalisées pour certaines, avait annoncé plusieurs fois le président de l’université Olivier Laboux.

Leur organisation semble se préciser puisque des étudiants en lettres et en langues ont été prévenus qu’ils passeront certaines épreuves à la halle de la Trocardière ou au parc des expos de la Beaujoire, ce que confirme l’établissement.

« Bien que des menaces de perturbations soient mises en avant par les opposants à la loi ORE, notre objectif à tous est que cette session d’examen se passe bien, dans le calme et la sérénité », assure le président, dans un message envoyé aux étudiants. L’appel aux forces de l’ordre pour sécuriser ces nouveaux lieux d’examen n’est pas exclu.

Un rassemblement pacifiste pris pour cible

Car le climat est toujours tendu à la fac. Un rassemblement pacifiste, intitulé Un livre, une fleur, a mal tourné jeudi midi. Selon l'université, l’événement est organisé régulièrement et ce depuis plusieurs semaines, devant le pôle Etudiant. Mais jeudi « une trentaine de personnes participant au blocage des bâtiments » auraient pris à partie la vingtaine d’étudiants et d’enseignants qui y participaient. Ces derniers, dont le doyen de la fac de langues, ont été « victimes d’intimidations, de menaces physiques, d’insultes, de jets de farine et de crachats. »

« Une action en justice et des poursuites disciplinaires seront engagées par l’établissement », promet la présidence de l’université. Des plaintes ont été déposées. « Nos campus ne peuvent devenir des zones de non-droit », assure le président de l’université Olivier Laboux, qui jusqu’à présent n’a pas demandé l’intervention des forces de l’ordre sur le campus.