Notre-Dame-des-Landes: Près de 900 gendarmes vont quitter la ZAD samedi

EXPULSIONS L'Etat allège le dispositif mobilisé depuis le 9 avril sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes...

Frédéric Brenon

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Des gendarmes mobiles sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes.
Des gendarmes mobiles sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. — S.Salom-Gomis/Sipa

Depuis le 9 avril, environ 2.500 gendarmes sont mobilisés à Notre-Dame-des-Landes pour les opérations d’évacuation d’une partie de la ZAD. Mais les expulsions sont suspendues depuis le 12 avril et les tensions ont logiquement diminué malgré la persistance de heurts, notamment lors du déblaiement des restes de cabanes démolies. L’Etat a donc décidé d’alléger le dispositif dès ce week-end.

Près de 900 gendarmes vont ainsi quitter la ZAD samedi, indique la gendarmerie nationale. L’ensemble du dispositif est concerné, des gendarmes mobiles comme des militaires affectés au poste de commandement des opérations, à Saint-Etienne-de-Montluc, au sud de Notre-Dame-des-Landes, précise la gendarmerie nationale.

Reprise des expulsions le 14 mai ?

Le Premier ministre, Edouard Philippe, a déclaré jeudi que les occupants illégaux de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes n’ayant pas choisi de s’inscrire dans un processus de régularisation devraient avoir « quitté les lieux » à compter du 14 mai. Les expulsions pourraient donc reprendre à partir de cette date.

Le coût de l’opération de gendarmerie menée sur la ZAD avoisinerait 300.000 euros par jour, selon certains médias. Soit, depuis le 9 avril, une facture d’environ 5,7 millions d’euros à la charge de l’Etat. La préfecture de Loire-Atlantique n’a jamais voulu confirmer ces chiffres.

Au total, 29 habitats précaires sur les 97 lieux de vie recensés sur la ZAD ont été détruits. Une trentaine de personnes ont été interpellées. Les gendarmes déplorent aussi une centaine de blessés, les zadistes plus de 200.

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