Notre-Dame-des-Landes: Les zadistes dénoncent un «nouvel ultimatum intenable» du gouvernement

EXPULSIONS Le Premier ministre demande aux occupants illégaux ne souhaitant pas se régulariser de partir avant le 14 mai...

F.B.

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Un occupant de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes fait face aux gendarmes mobiles.
Un occupant de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes fait face aux gendarmes mobiles. — D.Meyer/AFP

Le nouveau délai du 14 mai annoncé jeudi par le Premier ministre avant une expulsion des occupants illégaux de la ZAD « n’est pas un réel geste d’apaisement », estiment les représentants de la ZAD. « Ce qu’annonce le gouvernement aujourd’hui n’est pas une trêve réelle. C’est un nouvel ultimatum intenable avec le même chantage à de nouvelles destructions, expulsions, tris », dénoncent-ils dans un communiqué.

Une quarantaine de projets nominatifs, dont 28 à caractère agricole, ont été déposés par des occupants de la ZAD. La préfecture réunira le 14 mai le premier comité de pilotage chargé d’analyser leur pertinence et leur pérennité.

« Ces délais sont absurdes »

« En guise de temps pour continuer à échanger sur le maintien des différents projets présentés, on nous annonce une accélération soudaine et injustifiée du calendrier avec un avancement de plusieurs semaines du comité de pilotage, qui laisse augurer d’un examen abrupt des dossiers avec à la clé de potentiels nouveaux coups de tractopelles, critique le communiqué. Ces délais sont absurdes comparativement au temps accordé habituellement pour tout accompagnement de projet agricole. »

Dès le 17 janvier, date de l'abandon du projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, le gouvernement demandait aux occupants de la ZAD de régulariser leur situation ou de partir.

Entre le 9 et le 12 avril, 29 squats, sur les 97 lieux de vie recensés sur la ZAD, avaient été expulsés et démolis.

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