Notre-Dame-des-Landes: Le gouvernement annonce une trêve sur la ZAD jusqu'au 14 mai

EXPULSIONS Edouard Philippe demande aux aux occupants illégaux ne souhaitant pas se régulariser de partir avant le 14 mai...

F.B. avec AFP

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Edouard Philippe, Premier ministre.
Edouard Philippe, Premier ministre. — C.Platiau / AFP
  • Le Premier ministre fixe un ultimatum aux zadistes ne souhaitant pas se régulariser.
  • Les dossiers des occupants ayant déposé un projet seront étudiés ces prochaines semaines.
  • Les gendarmes mobiles restent sur la ZAD pour sécuriser la zone et empêcher des reconstructions.

L’ultimatum est lancé. Le Premier ministre Edouard Philippe a affirmé jeudi sur Europe 1 que les occupants illégaux de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes n’ayant pas choisi de s’inscrire dans un processus de régularisation devraient avoir « quitté les lieux » à compter du 14 mai. D’ici ce délai, il ne devrait pas y avoir d’expulsions sur la zone. Cette décision fait suite à la  grande réunion concernant l'avenir de la ZAD organisée mercredi après-midi à Matignon.

« La préfète va convoquer pour le 14 mai la première réunion du comité qui a vocation à analyser les dossiers déposés par ceux des occupants illégaux qui veulent rentrer dans (…) le droit commun. A partir du moment où ces procédures sont en œuvre, ceux qui ont choisi de ne pas s’y insérer devront avoir quitté les lieux », a affirmé le Premier ministre. Mercredi après-midi, une grande réunion concernant l’avenir de la ZAD avait été organisée à Matignon.

Analyse des dossiers déposés

Une quarantaine de projets nominatifs, dont 28 projets agricoles, ont été déposés en fin de semaine dernière à la préfecture de Loire-Atlantique par des occupants de la ZAD. Ces derniers, qui représentent près de deux tiers des zadistes selon la préfète de Loire-Atlantique, devraient échapper aux expulsions. « Il y a 28 occupants qui en quelque sorte ont accepté la main tendue par l'Etat », a précisé ce jeudi matin Edouard Philippe, confondant peut-être projets agricoles et occupants (certains projets sont portés par plusieurs occupants).

Les forces de l’ordre « resteront sur place le temps nécessaire », avait indiqué récemment la préfète de Loire-Atlantique, pour empêcher toute reconstruction d’habitats détruits et assurer la circulation sur les routes traversant la zone, toujours pas rouvertes.

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Entre le 9 et le 12 avril, 29 squats, sur les 97 lieux de vie recensés sur la ZAD, avaient été expulsés et démolis.