VIDEO. Soupçons de corruption en Afrique: Vincent Bolloré est mis en examen

ENQUETE L’enquête porte sur des soupçons de corruption entourant l’obtention par son groupe de concessions portuaires en Afrique de l’Ouest...

H.S., L.Br. avec AFP

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Vincent Bolloré au volant d'une Autolib en 2014.
Vincent Bolloré au volant d'une Autolib en 2014. — Jacques Brinon/AP/SIPA

Vincent Bolloré est mis en examen. L'industriel a été déféré devant les juges plus tôt dans la journée, avec deux autres responsables du groupe. L’enquête porte sur des soupçons de corruption entourant l’obtention par son groupe de concessions portuaires en Afrique de l’Ouest.

Vincent Bolloré a finalement été mis en examen par les juges d’instructions, après 48 heures de garde à vue dans les locaux de la police judiciaire de Nanterre. 

Les juges d’instruction tentent de déterminer si le groupe Bolloré a utilisé les activités de conseil politique de sa filiale Havas pour se voir attribuer la gestion des ports de Lomé, au Togo, et de Conakry, en Guinée, via une autre de ses filiales, Bolloré Africa Logistics, anciennement appelée SDV.

Un démenti « formel » du groupe

Dans un communiqué, le groupe Bolloré a « formellement » démenti mardi avoir commis des irrégularités en Afrique.

Au cœur de l’enquête, lancée notamment par les plaintes d’un ancien associé franco-espagnol de Bolloré, Jacques Dupuydauby, se trouvent les conseils prodigués en 2010 par Havas lors des campagnes présidentielles victorieuses d’Alpha Condé en Guinée et de Faure Gnassingbé au Togo.

Tous deux avaient eu recours aux activités de conseil d’Havas, pilotées par Jean-Philippe Dorent. C’est en enquêtant sur les relations de Francis Perez que les enquêteurs ont été amenés à se pencher sur les activités africaines de Vincent Bolloré. Francis Perez comptait notamment parmi ses relations Jean-Philippe Dorent.