Grève à la SNCF: L'intersyndicale annonce un «rassemblement le 3 mai» à Paris et en régions

SOCIAL Les quatre syndicats représentatifs (CGT, Unsa, Sud, CFDT) prévoient également « une journée sans cheminots » le 14 mai…

20 Minutes avec AFP

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Des cheminots en grève.
Des cheminots en grève. — PHILIPPE HUGUEN / AFP

L’intersyndicale de la SNCF a appelé ce mercredi les cheminots à « un rassemblement le 3 mai à Paris et en territoires pour mettre la pression sur le gouvernement », a annoncé Laurent Brun, secrétaire général de la CGT-Cheminots.

Les quatre syndicats représentatifs (CGT, Unsa, Sud, CFDT) prévoient également « une journée sans cheminots » le 14 mai si leurs revendications unitaires n’étaient pas entendues par le Premier ministre, Edouard Philippe, qu’ils doivent rencontrer le 7 mai, a-t-il dit lors d’une conférence de presse au siège de la CFDT-Cheminots à Saint-Denis.

Deuxième manifestation nationale de cheminots

« Sans cheminot, ça veut dire sans train et sans chantier réseau », a précisé Didier Aubert, secrétaire général de la CFDT Cheminots, regrettant que le courrier d’Edouard Philippe, reçu par l’intersyndicale mardi, évoque « seulement le début d’une nouvelle période ».

Depuis l’annonce de la réforme de la SNCF par le gouvernement, seule une manifestation nationale de cheminots s’est tenue à Paris, le 22 mars, réunissant plus de 13.000 personnes, selon la société Occurrence qui réalise un comptage pour un collectif de médias.

On veut enfin « commencer des négociations sur la base d’un projet viable »

« Nous n’imaginons pas que le Premier ministre nous convoque pour nous dire que rien ne changera et que les négociations sont closes », a poursuivi Laurent Brun, demandant que ce soit désormais Edouard Philippe qui « pilote » les discussions en présence du « patronat » et dénonçant une réforme « très idéologique ».

« On a été reçus bien gentiment par la ministre » des Transports, Elisabeth Borne, lors de « réunions d’information », maintenant « on veut avoir affaire à celui qui a le dossier en main » pour enfin « commencer des négociations sur la base d’un projet viable » et qui « prend en compte » les propositions syndicales, a prévenu de son côté le secrétaire fédéral de Sud Rail, Erik Meyer.

Les syndicats ont précisé qu’ils remettraient leur plateforme revendicative unitaire le 7 mai au Premier ministre.