«Le Pablo Escobar de Montbrison»: Farès Brahimi, ex-footballeur pro, condamné à trois ans de prison ferme

DROGUE Le procureur avait requis mardi une peine plus lourde de cinq ans de prison et 20.000 euros d'amende contre Farès Brahimi pour trafic de stupéfiants...

Jérémy Laugier

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Photo d'illustration de cannabis.
Photo d'illustration de cannabis. — David Zalubowski/AP/SIPA

« Il brassait beaucoup. Ce n’était pas un petit revendeur, c’était un magasin. » A entendre ce témoignage, mardi durant un procès « stups », Farès Brahimi, ancien footballeur professionnel de 29 ans était clairement dans le viseur du tribunal correctionnel de Saint-Etienne.

Mais ce dernier a finalement été plus clément que le procureur qui demandait dans ses réquisitions cinq ans de prison, avec maintien en détention, et 20.000 euros d’amende, comme le rapporte Le Progrès ce mercredi. Le magistrat avait brossé le portrait d' « un délinquant chevronné, extrêmement toxique et calculateur ». L’ex-sportif de haut niveau de 29 ans s’en sort avec trois ans de prison ferme et 5.000 euros d’amende.

Revenu vivre chez sa mère à Montbrison (Loire), cet ancien joueur des championnats bulgare et algérien a déjà effectué 15 mois de détention provisoire pour trafic de stupéfiants.

Au total pas moins de 18 prévenus sont poursuivis

Ce trafic de cannabis dans lequel il est impliqué date de 2016 et touchait essentiellement le quartier de Beauregard à Montbrison, avec au total pas moins de 18 prévenus poursuivis.

Si son petit frère, suspecté de blanchiment, et sa compagne ont été relaxés, malgré les certitudes du tribunal qu’ils avaient « connaissance des activités de Brahimi », son ami d’enfance Romain Beaulieu a écopé de deux ans de prison et 1.000 euros d’amende, contre quatre ans et 15.000 euros requis. 

« La Porsche Cayenne, il l’avait avant »

Pour sa défense, ce dernier s’est fendu d’une sacrée punchline, mardi en plein procès, comme le révèle Le Progrès : « Parce que j’ai une Porche Cayenne, je suis le Pablo Escobar de Montbrison ? Je ne suis pas un trafiquant. J’ai revendu pour financer ma consommation. Les gens qui vendent depuis des années, ce n’est pas moi, c’est eux. »

Des propos étayés par son avocate Me Lauriane Boisserand, durant l’audience : « On lui retient 60 kilos. Ça fait 600 plaquettes sur un an pour une petite commune. Mais alors, tout le monde fume à Montbrison ! Il n’a pas besoin de vendre de la drogue pour vivre. C’est un footballeur professionnel, quelqu’un qui a réussi. La Porsche Cayenne, il l’avait avant ».