Financement du terrorisme: La conférence «No money for terror» s'ouvre à Paris

DEBATS A Paris, 500 experts et 80 ministres de 72 pays sont attendus mercredi et jeudi...

20 Minutes avec AFP

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La prison de Tadmor, en Syrie, détruite par Daesh (Image d'illustration prise le 30 mai 2015).
La prison de Tadmor, en Syrie, détruite par Daesh (Image d'illustration prise le 30 mai 2015). — Uncredited/AP/SIPA

Comment barrer la route au terrorisme en entravant ses ressources financières ? C’est sur cette question que vont se pencher près de 500 experts et 80 ministres de 72 pays mercredi et jeudi à Paris. Daesh et Al-Qaïda seront au cœur du débat de cette conférence « No money for terror ».

Le président français Emmanuel Macron avait annoncé la tenue de cette conférence, baptisée « No money for terror - Conférence de lutte contre le financement de Daech et d’Al-Qaïda », lors de son discours aux ambassadeurs de France réunis à Paris fin août.

Les travaux de cette conférence, qui se tiendront dans les locaux de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), se dérouleront à huis clos, à l’exception d’un discours de conclusion d’Emmanuel Macron, jeudi en fin d’après-midi.

« La victoire militaire contre le "califat" est un succès important », a commenté ce mardi l’Élysée, « mais elle ne nous prémunit ni contre la résurgence de Daesh, ni contre l’activité des groupes et individus ayant prêté allégeance à cette organisation, encore récemment en France, ou à Al-Qaïda ».

Un trésor de guerre d’un milliard de dollars

« Pendant trois ans, de 2014 à 2016 », a-t-on ajouté de même source, « Daesh a accumulé un énorme trésor de guerre, de l’ordre d’un milliard de dollars par an. Il a depuis circulé, au moins en partie, il est vraisemblablement quelque part (…) Ces groupes sont très doués pour utiliser les techniques les plus sophistiquées pour faire circuler les flux financiers, ils savent se jouer des frontières ».

Les participants vont confronter leurs expériences et tenter de parvenir à un ensemble de « bonnes pratiques » qui pourraient par la suite tenter d’être globalisées, par exemple au niveau des Nations Unies, a précisé l’Élysée.

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