Toulouse: Pour obtenir le déblocage de l’université Jean-Jaurès, le syndicat UNI saisit la justice

MOUVEMENT ETUDIANT Le syndicat, classé à droite, veut faire cesser un blocage effectif depuis le 6 mars…

N.S. avec AFP

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L'université Jean-Jaurès de Toulouse bloquée, le 10 avril 2018.
L'université Jean-Jaurès de Toulouse bloquée, le 10 avril 2018. — R. Gabalda / AFP
  • Quatre étudiants, à titre individuel, se sont joints à la démarche de l’UNI.
  • Le même type d’action a été mené à Nancy le 17 avril.

Ce mardi, comme depuis le 6 mars, l’université de Toulouse 2 – Jean-Jaurès reste bloquée, malgré les vacances. Deux bâtiments de l’université située au Mirail sont occupés par des étudiants qui se relaient et proposent des « cours alternatifs ». Lundi, le syndicat UNI (Union nationale interuniversitaire) et quatre étudiants à titre individuel ont déposé devant le tribunal administratif de Toulouse un « référé mesures utiles » pour obtenir son déblocage.

Retrouver « un fonctionnement normal »

« Le texte demande au juge des référés d’enjoindre l’administrateur provisoire de l’université [Richard Laganier] d’utiliser les pouvoirs de police qui lui sont conférés par la loi pour permettre de retrouver la sécurité et d’obtenir la liberté d’aller et venir sur le campus », a expliqué Me Guillaume Brouquières.

Pour le syndicat, classé à droite, il s’agit de retrouver « un fonctionnement normal » de cette université, a précisé Marie Glinel, responsable de l’UNI à Toulouse. La date de l’audience n’est pas connue.

En grève depuis mi-décembre, cette faculté, fer de lance traditionnel de la mobilisation des étudiants, avait voté le blocage à une écrasante majorité jusqu'au 30 avril, date de la rentrée et d’une prochaine assemblée générale.

Une action similaire à celle de l’UNI à Toulouse a déjà été menée à l’université de Nancy : trois étudiants ont saisi la justice le 17 avril pour obtenir le déblocage du campus. Mercredi, le tribunal administratif de Montpellier avait lui ordonné aux occupants de l’université Paul-Valéry, bloquée depuis mi-février dans le cadre du mouvement contre la loi réformant l’accès à la fac, de « libérer les lieux sans délai ». A la suite de cette décision, la police est intervenue lundi dans un campus quasi désert.

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