Le blocage se poursuit à l’université Lyon II… Le syndicat Uni pointe «des étudiants inquiets et désemparés»

CONTESTATION Les deux campus universitaires de Lyon II, censés rouvrir ce lundi après une semaine de vacances, sont restés fermés...

20 Minutes avec AFP
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Une affiche de contestation était accrochée devant l'université Lyon II, le 4 avril sur les berge du Rhône
Une affiche de contestation était accrochée devant l'université Lyon II, le 4 avril sur les berge du Rhône — 20 Minutes

Les deux campus de l’université Lumière-Lyon II devaient rouvrir ce lundi, après une semaine de vacances. Mais ceux-ci sont restés fermés toute la journée, tandis que la poursuite du blocage a été votée en assemblée générale, a-t-on appris auprès de la présidence. « La présidente de l’université [Nathalie Dompnier] a décidé tôt ce matin de fermer les deux campus », situés sur les berges du Rhône et à Bron, alors que les cours devaient initialement reprendre dans la matinée, a déclaré une porte-parole de l’établissement.

La poursuite du blocage de l’université lyonnaise a été votée ce lundi après-midi lors d’une assemblée générale, qui a réuni plusieurs centaines d’étudiants. Une deuxième est en cours pour décider « des modalités du blocage », a-t-elle précisé. La présidente de l’Unef du Rhône, Mélitine Buffard, s’est dite attentive à ce que « les étudiants ne soient pas pénalisés » par les blocages et que ceux qui le souhaitent « puissent entrer avec nous dans la mobilisation ».

« Offrir aux étudiants de Lyon II une sortie de crise »

Le syndicat étudiant Uni, classé à droite, a réclamé dans un communiqué « l’organisation d’une consultation par scrutin électronique de l’ensemble des étudiants de Lyon II sur la question du blocage de l’université ». « C’est le seul moyen d’offrir aux étudiants de Lyon II une sortie de crise afin que les partiels puissent se dérouler en toute quiétude », estime le syndicat.

Ce dernier assure avoir reçu « un flot incessant de plaintes et de témoignages de la part d’étudiants inquiets et désemparés à quelques jours des premiers examens terminaux ». Le 13 avril, à la veille des vacances, le campus des berges du Rhône avait été évacué par les forces de l’ordre, sur réquisition de Nathalie Dompnier estimant que « le recours à la force publique était la seule issue ». Les cours avaient été suspendus deux jours plus tôt.