Lyon: Malgré une baignade interdite, un adolescent meurt noyé lors d'une sortie avec un centre social

FAITS DIVERS Brian (14 ans) est décédé vendredi au Grand Parc Miribel-Jonage (Rhône). Le centre social L’Olivier à Saint-Priest est sous le choc…

J.Lau.
— 
Photo d'illustration du Grand Parc Miribel-Jonage de Vaulx-en-Velin, ici durant l'été 2011.
Photo d'illustration du Grand Parc Miribel-Jonage de Vaulx-en-Velin, ici durant l'été 2011. — C. VILLEMAIN / 20 MINUTES

C’est vendredi après-midi, au moment de compter leur groupe de 19 adolescents et de quitter le Grand Parc Miribel-Jonage à Vaulx-en-Velin (Rhône), que deux animateurs ont constaté la disparition de Brian (14 ans). Après 20 minutes de recherche, comme le révèle Le Progrès, le personnel du centre social L’Olivier de Saint-Priest (dans l’agglomération lyonnaise) a prévenu la surveillance du Grand Parc, qui a fait appel aux secours.

Une équipe de sauveteurs aquatiques a rapidement découvert l’adolescent, à une vingtaine de mètres du bord de la plage du Morlet. Inconscient, il a été pris en charge par le Samu et transporté en urgence absolue à l’hôpital cardiologique de Bron. Brian est décédé peu après son arrivée dans l’établissement hospitalier.

« On doit voir ce qu’on peut faire en termes de prévention »

L’enquête ouverte par le commissariat de police de Vaulx-en-Velin va tenter de déterminer pourquoi l’ado san-priot se trouvait dans l’eau vendredi, alors que la baignade y est « formellement interdite jusqu’au 5 mai ». En septembre 2016, une autre adolescente de 15 ans s’était noyée dans des conditions semblables du côté de la plage du Morlet, alors que la période de baignade s’était achevée fin août.

Le procureur de la République a ordonné une autopsie samedi, afin de savoir si Brian est décédé des suites d’un malaise dans l’eau ou d’une noyade. Choquée par ce drame, la Ville de Saint-Priest va « faire le point » avec toutes les structures jeunesse san-priotes. « Ce n’est pas la première fois que se produit un tel accident, indique le maire de Saint-Priest, Gilles Gascon. On doit voir ce qu’on peut faire en termes de prévention. »