Mort d’un détenu à Toulouse-Seysses: Le ministère de la Justice «condamne les allégations» et défend les surveillants

PRISON Le décès de ce jeune homme de 27 ans, le 14 avril à la maison d’arrêt de Seysses (Haute-Garonne), serait l’une des causes des violences qui ont touché plusieurs quartiers de Toulouse…

N.S.

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Un gardien de prison dans la maison d'arrêt de Seysses.
Un gardien de prison dans la maison d'arrêt de Seysses. — FRED SCHEIBER / 20 MINUTES

Il s’appelait Jaouad, et sa mort, le 14 avril dans une cellule du quartier disciplinaire de la maison d’arrêt de Seysses (Haute-Garonne), a provoqué un énorme émoi. Lundi et mardi, 80 puis 220 détenus de cette prison du sud de Toulouse avaient refusé de regagner leur cellule à l’issue de la promenade. Son décès pourrait aussi expliquer en partie la flambée de violences nocturnes qui a secoué cette semaine plusieurs quartiers toulousains.

Des rumeurs ont indiqué que cet homme de 27 ans, retrouvé pendu, ne se serait pas suicidé et aurait été victime d’un meurtre. Ce samedi, le ministère de la Justice a réagi. « La Chancellerie condamne les allégations circulant sur les réseaux sociaux » au sujet de cette mort, indique le communiqué.

« Dès la constatation du décès, le parquet a été informé par l’administration pénitentiaire : une enquête judiciaire est actuellement en cours, comme cela se fait systématiquement en pareil cas. Aux termes des informations communiquées par le Procureur de la République à la presse, rien ne permet d’alléguer que la mort de cette personne détenue puisse être due à des violences volontaires, a fortiori imputables à des agents du service public pénitentiaire. »

Le texte rappelle que « l’autopsie réalisée le 16 avril a conclu à un décès par asphyxie ». Avant de conclure : « Ces accusations sont graves ; le ministère se réserve d’y donner toute suite qu’il appartiendra à l’encontre des auteurs, ou relais, de ces allégations ».

Jeudi, une marche blanche a réuni plus de 200 personnes, dans le quartier des Izards, derrière une banderole où était écrit le message suivant : « La vérité, toute la vérité, rien que la vérité pour Jaouad ».