Grève à Air France: La direction propose un référendum d'entreprise, le PDG Janaillac met sa démission en jeu

GREVE Cette consultation, qui n’a pas de valeur légale, se déroulera du 26 avril à début mai…

20 Minutes avec AFP
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Le nouveau PDG d'Air France-KLM, Jean-Marc Janaillac.
Le nouveau PDG d'Air France-KLM, Jean-Marc Janaillac. — ERIC PIERMONT / AFP

Ils auront une dizaine de jours pour se prononcer par vote électronique. Air France va consulter les salariés de la compagnie sur ses propositions salariales, rejetées par les syndicats, pour sortir d’un conflit qui s’enlise après neuf jours de grève, a annoncé ce vendredi son président Jean-Marc Janaillac.

Cette consultation, qui n’a pas de valeur légale, se déroulera du 26 avril à début mai.

« Si le résultat est négatif, je ne vois pas comment je pourrais rester à la tête d’Air France »

Le patron de la compagnie française a par ailleurs conditionné son avenir à la tête d’Air France à l’approbation de cette consultation par les salariés. « Si le résultat est négatif, je ne vois pas comment je pourrais rester à la tête d’Air France », a-t-il dit lors d’une conférence de presse. « Mon avenir personnel n’est rien au regard de l’immense enjeu qu’est l’avenir d’Air France. »

Dans un message aux salariés, Jean-Marc Janaillac estime, face un « conflit (qui) nous divise, nous affaiblit et nous met en danger », que ce projet d’accord est « seul capable d’assurer un projet d’avenir pour Air France ». « Je ne peux accepter le gâchis en cours alors même qu’une très large majorité des salariés est non gréviste », a-t-il en outre estimé dans un communiqué.

Déjà neuf jours de grève pour les salaires

La direction a proposé le 16 avril un accord pluriannuel s’engageant pour des augmentations générales de salaire de 7 % sur 4 ans, s’ajoutant aux augmentations individuelles. Cette offre, qui va donc être soumise aux salariés, a été rejetée par les syndicats représentatifs.

Après déjà neuf jours de grève pour les salaires, et deux à venir la semaine prochaine, de nouvelles dates sont promises « début mai » par l’intersyndicale, qui appelle à « accentuer » la mobilisation. Le conflit a déjà coûté plus de 220 millions d’euros, selon la compagnie.