Cantines publiques: D'ici 2022, la moitié des produits devront être bio ou écologiques, votent les députés

RESTAURATION Ces obligations concernent les établissements de restauration scolaire et universitaire, mais aussi ceux d’accueil des enfants de moins de six ans et les établissements de santé…

20 Minutes avec agences

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Une cantine scolaire, illustration
Une cantine scolaire, illustration — ROMAIN PERROCHEAU / AFP

Manger mieux à la cantine, tel est l’objectif des députés. Les repas dans la restauration collective publique devront comprendre, au plus tard en 2022, au moins 50 % de produits issus de l’agriculture biologique ou tenant compte de la préservation de l’environnement.

Des amendments ont été votés en ce sens jeudi 19 avril en commission des Affaires économiques de l’Assemblée, qui examine depuis mardi le projet de loi agriculture et alimentation.

Bio, écolabel pêche et commerce équitable

Les députés ont adopté des amendements de l’ancienne ministre de l’Écologie Delphine Batho (PS) pour notamment inscrire ces 50 % dans le texte. « Le président de la République avait pris l’engagement devant les citoyens durant sa campagne électorale de 50 % de produits bio, écologiques, ou issus de circuits courts dans les cantines scolaires et les restaurants d’entreprise », a justifié l’actuelle députée des Deux-Sèvres.

Les repas servis dans les cantines devront comprendre au moins la moitié de produits acquis selon des modalités prenant en compte le coût du cycle de vie du produit. Des produits issus de l’agriculture biologique ou encore d’autres bénéficiant de l’écolabel pêche devront être proposés. Et la part fixée pour le bio sera d’au moins 20 % de la valeur totale. Le projet de loi prévoit aussi que les personnes publiques concernées devront développer l’acquisition de produits issus du commerce équitable.

Les établissements de santé aussi concernés

Par ailleurs, ces obligations devront concerner les établissements de restauration scolaire et universitaire, mais aussi ceux des accueils des enfants de moins de six ans, ainsi que les établissements de santé, sociaux et médico-sociaux, même privés.

Un amendement, porté par Matthieu Orphelin et Laurence Maillart-Méhaignerie (LREM), prévoit aussi que les organismes de restauration collective publique servant plus de 100 couverts par jour soient tenus de présenter un plan de diversification de protéines. Cela inclut des alternatives à base de protéines végétales aux repas proposés. Ce plan devra être pluriannuel, a fait préciser le gouvernement.

Le dispositif « fait maison » étendu

Depuis juillet 2014, la mention « fait maison » permettant d’identifier les plats élaborés en interne à partir de produits crus, s’imposait à tous les établissements de restauration commerciale, traditionnelle, de chaîne et rapide. Le dispositif est désormais étendu aux restaurants collectifs volontaires.

Enfin, les collectivités territoriales pourront à titre expérimental interdire les contenants alimentaires de cuisson, de réchauffe et de service en matière plastique, dans les services de restauration collective dont elles ont la charge.

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