Grève à la SNCF: L'intersyndicale «suspend» la concertation avec Elisabeth Borne, en appelle à Edouard Philippe

SNCF L’intersyndicale en appelle au Premier ministre pour ouvrir de vraies négociations sur la réforme de la SNCF...

20 Minutes avec AFP

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Les syndicats de la SNCF avaient rendez-vous avec l'exécutif pour une première réunion de concertation
Les syndicats de la SNCF avaient rendez-vous avec l'exécutif pour une première réunion de concertation — M.ASTAR/SIPA

L’intersyndicale CGT-Unsa-CFDT-SUD de la SNCF a annoncé ce jeudi suspendre sa participation à la concertation avec la ministre des Transports, Elisabeth Borne.

Ces quatre syndicats représentatifs de la SNCF ont établi cette « position unitaire sur la négociation » après « les annonces du Premier ministre ces derniers jours qui (les) ont tous surpris », a déclaré Laurent Brun, secrétaire général de la CGT cheminots. Il faisait ainsi référence à l’annonce, lundi, du projet de filialisation du fret de la SNCF et celle, mercredi, de la date de la fin du recrutement au statut de cheminot (au 1er janvier 2020).

« L’unité syndicale est totale »

Le trio CGT Cheminots, Unsa ferroviaire et CFDT Cheminots a confirmé la poursuite de la grève selon « le calendrier annoncé » par épisode de deux jours sur cinq. SUD-Rail appelle, lui, à une grève illimitée depuis le lancement début avril du mouvement de protestation contre la réforme de la SNCF, dont la fin des embauches au statut de cheminot.

« Nous avons décidé collectivement d’adresser un courrier au ministère (des Transports) pour lui dire que nous suspendons notre participation aux (réunions) bilatérales » prévues « cette semaine et la semaine prochaine », a indiqué Laurent Brun.

Les quatre syndicats représentatifs vont également « adresser un courrier unitaire au Premier ministre pour lui demander de (les) recevoir et pour que ce soit lui qui organise à partir de maintenant la négociation puisque semble-t-il c’est lui qui prend toutes les décisions concernant l’évolution du dossier », a ajouté Laurent Brun.

« L’unité syndicale est totale sur l’interprétation de la situation, sur la colère par rapport aux annonces gouvernementales et sur l’appel aux cheminots de renforcer la mobilisation », a-t-il poursuivi.

« Pour l’instant, on en reste à notre calendrier annoncé » de deux jours de grève sur cinq jusqu’à fin juin, a-t-il dit : « On verra si on est obligés d’aller plus loin que juin. »

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