VIDEO. Loi asile: Accrochage entre la ministre Gourault et les députés LR à l'Assemblée

ASSEMBLEE NATIONALE La ministre auprès du ministre de l’Intérieur a dénoncé les « méthodes autoritaires » des députés qui lui demandaient si le gouvernement avait « un plan caché » de régularisations...

20 Minutes avec AFP

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Jacqueline Gourault, ministre auprès du ministre de l'Intérieur, à l'Assemblée nationale, le 14 février 2018.
Jacqueline Gourault, ministre auprès du ministre de l'Intérieur, à l'Assemblée nationale, le 14 février 2018. — Bertrand GUAY / AFP

« Qu’est-ce que c’est que ces méthodes ? » La ministre Jacqueline Gourault a poussé un gros coup de colère mercredi soir contre les députés LR, les accusant de « méthodes autoritaires » en lui demandant toute la soirée si le gouvernement avait « un plan caché » de régularisations lors du débat sur le projet de loi « asile-immigration ».

« Monsieur Jacob, vous allez laisser continuer ces méthodes pendant longtemps, obliger un ministre à répondre ? Ce sont des méthodes autoritaires qui ne sont pas acceptables en démocratie. Qu’est-ce que c’est que ces méthodes ? », a-t-elle tonné, en s’adressant au président du groupe LR Christian Jacob.

Pendant toute la soirée, les députés LR, notamment Fabien Di Philippo et Pierre-Henri Dumont ont demandé au gouvernement, Gérard Collomb d’abord puis Jacqueline Gourault ensuite, s’il y avait un « plan caché de 40.000 régularisations », un chiffre évoqué par un élu de la majorité dans un article du Monde.

Les différents groupes d’opposition dénoncent le manque de temps des débats

En commission, Gérard Collomb avait juste indiqué que « lorsque nous aurons examiné l’ensemble des articles de cette loi, nous pourrons débattre de ce qu’il convient de faire au sujet des personnes qui se trouvent sans statut ». « Nous aurons ce débat, mais ce n’est pas aujourd’hui qu’il faut l’avoir », avait-il dit.

Christian Jacob a répondu en jugeant que Jacqueline Gourault, ministre auprès du ministre de l’Intérieur, « perdait son sang froid. C’est le gouvernement qui est responsable devant le Parlement, pas l’inverse », a-t-il lancé. « Je regrette que la ministre ait décidé délibérément de ne pas répondre à nos questions », a-t-il ajouté.

Toute la soirée a été émaillée d’incidents et de rappels au règlement, les différents groupes d’opposition dénonçant le manque de temps des débats qui doivent s’achever dans la nuit de vendredi à samedi alors que les députés n’ont encore débattu que d’une poignée d’amendements sur le millier en discussion.