Côte-d'Or: Une femme contrainte d’enlever sa robe au parloir de la prison, le tribunal condamne l’Etat

JUSTICE L’État devra verser 2.000 euros à la femme d’un détenu et 1.000 euros à son avocat pour « traitements inhumains et dégradants »…

20 Minutes avec agence
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La robe de la femme, qui comportait une structure métallique, a fait sonner le portique de sécurité (illustration).
La robe de la femme, qui comportait une structure métallique, a fait sonner le portique de sécurité (illustration). — Fabrice ELSNER/20 MINUTES

L’Etat a été condamné récemment par le tribunal administratif de Dijon (Côte-d’Or) pour « traitements inhumains et dégradants ». La femme d’un détenu avait porté plainte car elle avait dû se déshabiller devant les autres visiteurs de la maison d’arrêt de Nevers en 2015.

Elle venait rendre visite à son compagnon en prison lorsque les armatures métalliques de son soutien-gorge, cousues dans la robe, avaient fait sonner le portique de sécurité, rappelle Le Journal du Centre.

Une autre procédure en cours

« Ma cliente a dû se rendre au parloir vêtue seulement d’un gilet et d’un collant devant des surveillants et des visiteurs. On aurait très bien pu lui rendre sa robe après le portique », a déclaré son avocat.

La justice a finalement condamné l’État à verser 2.000 euros à la femme du détenu, et 1.000 euros à son avocat. Par ailleurs, cette affaire devrait mener à un jugement de la Cour européenne des droits de l’Homme, rapporte Le Bien Public.

Après avoir découvert sa femme dans une telle tenue, le prisonnier avait « pété les plombs » et le procureur avait interdit les visites de son épouse pendant deux mois. Une décision contraire au respect de la vie privée et familiale, selon l’avocat.

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