Grève à la SNCF: Les usagers entrent en résistance et demandent réparation

RECLAMATION La colère ne faiblit pas chez certains usagers, alors que le conflit entre dans sa huitième journée...

L.Br.

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Un train de banlieue bondé pendant un jour de grève en gare de Lyon.
Un train de banlieue bondé pendant un jour de grève en gare de Lyon. — LUDOVIC MARIN / AFP

Alors que les grévistes entament un septième jour de grève ce mercredi, la colère ne faiblit pas chez certains usagers de la SNCF, qui s’organisent pour contourner les désagréments et obtenir réparation.

Télétravail, trajets de bus ou RTT… Les usagers doivent trouver des solutions pour aller travailler ou partir en vacances depuis le début du mouvement perlé de deux jours sur cinq. « Les gens ont de plus en plus de mal à supporter la grève. Les deux premiers jours, on s’arrange, mais les jours de RTT et de congés ne sont pas extensibles, et le télétravail n’est pas possible pour tout le monde », déclare au Monde Christian Broucaret, porte-parole de la Fédération nationale des associations d’usagers des transports (Fnaut).

Selon lui, « la grève pénalise les plus faibles, comme les femmes de ménage ou les garçons de café, obligés de venir au travail et d’être à l’heure coûte que coûte. (…) Les gens comprennent de moins en moins la grève et ils se tournent vers d’autres moyens de transport », ajoute-t-il.

Un accord de principe pour des discussions

Une trentaine d’associations d’usagers et de collectifs s’organisent pour réclamer le remboursement des abonnements SNCF. Sur le site internet Change.org, une pétition pour demander un dédommagement intégral à la compagnie ferroviaire a recueilli plus de 40.000 signatures.

« Nous sommes contraints de payer notre abonnement au tarif plein sans garantie de service ! (…) Nous voulons donc nous faire rembourser des jours de grève pour cette période où nous ne pouvons plus utiliser le service dans les conditions prévues par le contrat », peut-on lire sur le site de la pétition. Le collectif déclare avoir obtenu un accord de principe pour des discussions avec Ile-de-France Mobilités, la direction du réseau Transilien et le ministère des Transports.

La grève des cheminots bénéficie d’un faible soutien des Français, rappelle Le Monde. Elle n’est perçue comme légitime que par 46 % des personnes interrogées.