Notre-Dame-des-Landes: Nicolas Hulot à Nantes ce mercredi pour rencontrer les zadistes

ZAD Les négociations reprennent ce mercredi quant à l'avenir de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes...

J.U.

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Nicolas Hulot le 5 juillet 2017. AFP PHOTO/Eric FEFERBERG.
Nicolas Hulot le 5 juillet 2017. AFP PHOTO/Eric FEFERBERG. — AFP
  • Une réunion est prévue cet après-midi en préfecture de la Loire-Atlantique.
  • Nicolas Hulot, ministre de la transition écologique, présidera la rencontre entre la préfète et les zadistes.

Après une dizaine de jours d’affrontements, ils se remettent autour de la table. Ce mercredi, les négociations reprennent entre l’Etat et les représentants de la ZAD. Une réunion est programmée à 14h30 en préfecture de Loire-Atlantique. Ce mercredi matin, on a appris que le ministre de la transition écologique  Nicolas Hulot fera le déplacement à Nantes pour présider cette réunion. « Il rencontrera également les représentants du monde agricole du département et des élus locaux du territoire », indique la préfecture.

Il s’agira pour la préfète, Nicole Klein, de « rappeler les conditions de projets agricoles sur la zone », où l’agriculture doit répondre « aux mêmes règles » qu’ailleurs : adhérer à la mutualité sociale agricole, « payer son eau et son électricité, laisser les chemins accessibles à tous ». « Il n’y a pas de zone de non-droit », a répété la préfète, alors que les deux routes principales de la ZAD ne sont toujours pas praticables pour les voitures.

Ultimatum du 23 avril

L’Etat, qui a donné aux zadistes jusqu'au 23 avril pour se régulariser, à travers un formulaire simplifié n’ayant « pas de valeur juridique » mais permettant de « savoir le nom de la personne, où elle veut s’installer, ce qu’elle veut faire », restera intangible sur ce nouveau délai, a fait savoir la préfète de région.

« Je ne préjuge rien de la réunion. S’ils viennent pour me dire "on ne donnera pas nos noms", s’ils ne répondent pas a minima à cette demande, le président de la République a été très clair, il y aura de nouveau des expulsions », a-t-elle assuré.

S’ils ont répondu favorablement à l’invitation de la préfète, les occupants estiment que « cet ultimatum du 23, qui est un temps très très court […] ressemble plus à un couperet » qu’à « des conditions pour un véritable dialogue ». On devrait en savoir plus sur l’issue de ces discussions en fin d’après-midi.

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