Notre-Dame-des-Landes: Une rencontre entre zadistes et préfète pour trouver une issue

ZAD Les représentants de la ZAD sont d'accord pour répondre à la proposition de rencontre émise par la préfète de Loire-Atlantique...

20 Minutes avec AFP

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Un manifestant fait face aux gendarmes dimanche 15 avril 2018 dans la ZAD de Notre-Dame-des-Landes.
Un manifestant fait face aux gendarmes dimanche 15 avril 2018 dans la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. — D.Meyer/AFP
  • Les expulsions sont suspendues sur la ZAD mais les altercations entre gendarmes et opposants se poursuivent.
  • La préfecture a donné jusqu'au 23 avril aux occupants de la ZAD pour commencer à se régulariser en présentant un projet agricole via un formulaire simplifié.
  • La plupart des zadistes ne souhaitent pas accepter de régularisations individuelles, préférant une déclaration collective.

Les occupants de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes ont décidé de répondre « favorablement » à la proposition de rencontre de la préfète des Pays de la Loire, un rendez-vous qu’ils souhaitent obtenir « au plus vite », ont-ils annoncé mardi. Cette rencontre pourrait avoir lieu mercredi

« Le mouvement (d’occupation) a décidé hier (lundi) de répondre à la proposition de la préfète », ont déclaré plusieurs occupants, alors que se poursuivaient sur le site, et pour le neuvième jour, les opérations de la gendarmerie, dont le déblaiement des deux principaux axes routiers. Cette rencontre pourrait avoir lieu mercredi, selon Ouest-France.

 

Un délai donné jusqu'au 23 avril

Les autorités ont laissé jusqu'au 23 avril aux occupants pour régulariser leur situation. « Nous répondons à cette invitation, mais en posant clairement que cet ultimatum du 23, qui est un temps très très court, ce ne sont pas du tout des conditions pour un véritable dialogue. Cela ressemble plus à un couperet », a estimé une occupante.

« Pour l’ensemble des composantes [du mouvement anti-aéroport], le couperet du 23 est une sorte de chantage à la terreur. Il faut qu’on se donne plus de temps dans les négociations », a ajouté un autre occupant.

Le chef de l’Etat Emmanuel Macron avait affirmé dimanche soir qu'« à l’issue » du délai du 23 avril, si les zadistes n’avaient pas déclaré leurs projets agricoles, « tout ce qui doit être évacué sera évacué ».

Le formulaire de régularisation n’a pas reçu de réponse

Aucun occupant de la ZAD n’avait « pour l’instant » rempli le formulaire « simplifié » de régularisation de la préfecture, a souligné un occupant. Cette déclaration d’intention doit comporter l’identité du porteur de projet, une adresse, un numéro de téléphone, d’éventuels diplômes ou expériences professionnelles, ainsi qu’une présentation succincte du projet et des parcelles concernées.

« Ce qu’on nous propose, c’est un format qu’on juge trop individuel. Il faut de la part de l’Etat une ouverture à des projets qui ne soient pas purement agricoles et qu’il y ait une possibilité, dans la manière dont seront passées les conventions, qu’il n’y ait pas de morcellement du territoire », a explicité un zadiste. « Nous, on continue à défendre une vision collective, ce qui ne veut pas dire qu’on n’est pas prêts à avoir des cadres légaux, à être régularisés », a-t-il poursuivi.

 

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