VIDEO. Paris: La GBL, nouvelle drogue de synthèse, inquiète autorités et le milieu de la nuit

SANTE La GBL serait depuis la fin de l'année 2017 à l'origine de plusieurs comas, l'un s'est soldé par la mort d'un jeune homme....

20 Minutes avec AFP

— 

Une boîte de nuit. (Illustration)
Une boîte de nuit. (Illustration) — William Abenhaim/SIPA

Elle s’appelle la GBL et elle inquiète les autorités et le milieu de la nuit. A Paris, ce solvant détourné en drogue, cousine du GHB surnommé « la drogue du violeur », est largement consommé par les jeunes fêtards et serait responsable depuis fin 2017 de dix comas chez des jeunes âgés de 19 à 25 ans. L’un d’entre eux s’est soldé par un décès.

La nouvelle drogue de synthèse inquiète les autorités qui, ce lundi, organisaient une réunion avec les professionnels de la nuit, les experts de la santé et les services de police. « C’est un phénomène qui est en train de s’étendre », a déclaré à la presse le préfet de police de Paris, Michel Delpuech, à l’issue de la rencontre.

Six établissements font l’objet d’une fermeture administrative

Et de rappeler que le 10 mars dernier, au « Petit Bain » (XIIIe arrondissement), la soirée a viré au drame lorsque deux jeunes sont tombés dans le coma après avoir ingéré des liquides dans des bouteilles ne leur appartenant pas. Après plusieurs semaines d’hospitalisation, l’un d’eux est récemment décédé.

Signe de la fermeté des autorités, six établissements abritant des trafics de stupéfiants ont fait l’objet depuis le début de l’année d’une fermeture administrative, soit le même total que sur l’ensemble de l’année 2017. Trois autres procédures sont en cours, a détaillé Michel Delpuech.

« Limiter la vente de ces produits ou leur accès facile, notamment par Internet »

Face à la recrudescence des incidents dramatiques et à une « situation qu’ils ne pouvaient gérer seuls », les professionnels de la nuit réunis dans le Collectif Action Nuit avaient demandé « de l’aide » aux pouvoirs publics, dans un communiqué diffusé le 22 mars. Saluant « l’esprit de responsabilité » des acteurs de la nuit parisienne, le préfet de police s’est engagé lundi, à explorer les pistes juridiques destinées à « limiter la vente de ces produits ou leur accès facile, notamment par Internet ».

Il souhaite également, d’ici l’été, bâtir un « plan d’action partenariale » avec les professionnels, demandeurs « de formation, de sensibilisation et de bonnes pratiques », et plus largement sensibiliser le grand public aux dangers de la GBL.

>> A lire aussi : Paris: Les fêtards pensent boire de l'eau minérale et tombent dans le coma

>> A lire aussi : Paris: Trois personnes hospitalisées après une soirée en boîte de nuit, une enquête ouverte

A cet égard, le préfet a relevé que les comas causés par le GBL ne se limitent pas aux lieux festifs mais débordent aussi dans la sphère privée. « On est sur un rythme de 50 à 100 comas par an » à l’échelle des hôpitaux de Paris, a précisé Michel Delpuech, avant de conclure : « C’est une évolution inquiétante, il y a deux ou trois ans, c’était dix. »

>> Vous avez entre 18 et 25 ans et vous avez déjà pris de la GBL ou du GHB en soirée ? Racontez-nous pourquoi et quels effets vous avez éprouvés ? Vous avez un ou une amie qui a dû être hospitalisé(e) à cause de ces deux drogues ou bien vous avez décidé vous-même d’arrêter d’en prendre ? Ecrivez-nous à contribution@20minutes.fr ou dans les commentaires ci-dessous. Vos témoignages serviront à la rédaction d’un futur article.