VIDEO. Notre-Dame-des-Landes: Toujours pas d'accalmie sur la ZAD, Collomb dénonce des «professionnels de la confrontation»

SOCIETE Ce lundi matin, des heurts ont encore eu lieu entre forces de l'ordre et zadistes...

D.P. avec AFP

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Des images d'affrontements sur la ZAD dimanche.
Des images d'affrontements sur la ZAD dimanche. — CHARLY TRIBALLEAU / AFP
  • Les zadistes avaient acheminé une charpente en bois dans la nuit de dimanche à lundi, les gendarmes l'ont manifestement détruite ce lundi matin.
  • L'Etat reste très ferme sur le sujet de la ZAD, Emmanuel Macron a rappelé dimanche que « tout ce qui devra être évacué le sera » après le 23 avril.

Après une nuit plutôt calme, c’est reparti de plus belle ce lundi matin sur la ZAD. Des tirs de grenade ont résonné en début de matinée, notamment au « Gourbi », détruit la semaine dernière, où les zadistes avaient réussi à acheminer une charpente en bois dans la nuit. Une cinquantaine d’entre eux protégeaient cette charpente lundi matin contre l’intervention des forces de l’ordre, avant d’être évacués par les gendarmes qui s’affairaient en milieu de matinée à la détruire en la sciant en morceaux.

En milieu de matinée, la charpente a manifestement été sciée…

La préfète de Loire-Atlantique, Nicole Klein, s’était rendue sur place dimanche après-midi pour rappeler son opposition aux reconstructions.

Le ministre de l’Intérieur réfute tout échec

Le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb a dénoncé lundi des « professionnels de la confrontation » venus renforcer les opposants à l’évacuation de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, affirmant que certains participent notamment aux blocages d’universités.

Interrogé sur Radio Classique, il a réfuté tout « échec » huit jours après le lancement des opérations d’expulsion des occupants illégaux de ce site de Loire-Atlantique, émaillées d’affrontements. Les gendarmes ont « démoli » 35 « cabanes » sur les 36 prévues, a-t-il précisé. « Nous rétablissons chaque jour l’ordre républicain parce que la force doit rester à la loi », a-t-il insisté.

« Des professionnels de la confrontation «, selon Collomb

Alors que les zadistes présents sur place ont reçu la semaine dernière le renfort de nombreux militants venus d’ailleurs en France, le ministre a estimé que « ce sont les mêmes qui circulent à travers la France » et qui participent à des foyers de contestation, citant notamment les blocages d’universités. « Ce ne sont pas gens qui tout à coup viennent de manière spontanée. Non, ce sont des professionnels de la confrontation qui ont envie de se confronter avec les forces de l’ordre et donc ils tournent de lieu en lieu, là où ça leur semble le plus excitant », a-t-il dit.

Disant vouloir « laisser la chance au dialogue », Gérard Collomb a jugé que « la semaine qui s’ouvre va être capitale puisque les historiques auront à dire s’ils ont un projet agricole ou pas ».

Emmanuel Macron très ferme sur le sujet

Vendredi, au lendemain de l’annonce de la fin des opérations d’expulsion, la préfète des Pays de la Loire Nicole Klein a tendu la main aux zadistes, y compris les expulsés, en les invitant à déclarer leurs projets d’ici au 23 avril pour amorcer un « processus de régularisation ».

Dimanche soir, dans une interview à BFMTV, RMC et Mediapart, Emmanuel Macron a affirmé que la « colère » des opposants à l’évacuation de la ZAD n’était « pas légitime », promettant que « tout ce qui devra être évacué le sera » après le 23 avril.

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