Notre-Dame-des-Landes: Les forces de l'ordre portent des brassards «presse»? La gendarmerie dément

PRESSE La gendarmerie nationale dément les « rumeurs » selon lesquelles des gendarmes porteraient des brassards identifiés « presse » lors des opérations d’évacuation…

F.P.
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Un graffiti à la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, le 8 avril 2018.
Un graffiti à la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, le 8 avril 2018. — Fred TANNEAU / AFP

Le syndicat national des journalistes (SNJ) et la Commission de la carte de presse professionnelle (CCIPJ) relaient de fausses informations, assure dans un communiqué la gendarmerie nationale publié jeudi soir.

Un peu plus tôt, là encore via un communiqué, la CCIPJ affirmait que « plusieurs membres des forces de l’ordre portaient sur eux un brassard identifié « presse » pendant les opérations d’évacuation de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes.


La ZAD devenue une « zone de non-droit à l’information » ?

En principe, ce signe est réservé aux journalistes. La CCIPJ et le SNJ dénoncent alors « une atteinte à la profession ». Plus précisément, la SNJ déplore que la ZAD soit devenue une « zone de non-droit à l’information ». Les journalistes sont « soit empêchés d’approcher la zone, soit interdits de filmer les heurs, soit reconduits à l’écart de la zone d’expulsion », selon elle. « Les seuls « reporters » autorisés à se déplacer sur le site et à filmer les évacuations sont une dizaine de gendarmes dotés de dossards presse et équipés de caméras », dénonce le syndicat dans son communiqué.

La gendarmerie nationale, elle, dément et assure qu’aucun de ses militaires et personnels civils ne porte de brassard « Presse ». « Les officiers communication [de la gendarmerie] portent l’écusson « Sirpa Communication » sur le bras droit », précise le communiqué. Quant aux photographes du Service d’information et de relations publiques des armées gendarmerie (SIRPA), ils portent une chasuble « Gendarmerie communication ».

Pas de faux journalistes non plus selon les médias sur place

Des journalistes de la rédaction nantaises de 20 Minutes, sur place depuis lundi, précisent aussi n’avoir jamais vu un seul gendarme avec un brassard « presse » autour du bras. Ils n’ont pas plus connaissance d’un témoignage d’un journaliste d’un autre média ayant vu ces faux-journaliste. La question a été posée ce vendredi matin lors au groupe des journalistes (une trentaine) présent lors point presse à Nantes de Nicole Klein, préfète des Pays de la Loire, sur la situation à Notre-Dame-des-Landes. Là encore, l’ensemble des journalistes présents indiquaient ne pas avoir vu de gendarmes avec un brassard "Presse" autour du bras.