Notre-Dame-des-Landes: Vers la fin des expulsions sur la ZAD

EXPULSIONS Emmanuel Macron a déclaré que « tout ce qui était évacuable avait été évacué »…

Frédéric Brenon

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Des gendarmes devant les restes d'une cabane expulsée et détruite sur la ZAD.
Des gendarmes devant les restes d'une cabane expulsée et détruite sur la ZAD. — F.Brenon/20Minutes
  • Les opérations d’expulsions des occupants illégaux ont débuté lundi sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes.
  • Elles sont arrêtées depuis mercredi soir, journée marquée par une grosse offensive des gendarmes.

Au quatrième jour de l’opération d’évacuation d’une partie de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, les gendarmes n’ont procédé à aucune expulsion. Aidés de camions-bennes et de tractopelles, ils ont privilégié des opérations de déblaiement des cabanes démolies. Les expulsions devraient d’ailleurs ne pas reprendre. Sur TF1, jeudi midi, Emmanuel Macron a en effet déclaré que « l’opération est arrivée à un point où tout ce qui était évacuable a été évacué ».

La veille au soir, la préfecture de Loire-Atlantique avait fait savoir que 29 « squats » au total avaient été démolis depuis lundi. L’objectif avait été fixé à « une quarantaine » puis revu à « une trentaine ». Le compte y est presque. Sachant qu’on recense une centaine de lieux de vie sur la ZAD.

« Il nous faut une déclaration claire »

Les principaux intéressés n’osent pas y croire. « On a entendu beaucoup de choses contradictoires ces dernières semaines, estime un représentant de la ZAD. Pour retrouver un peu de sérénité, il nous faut une déclaration beaucoup plus claire. Pas mal de personnes ont perdu leur maison et leurs affaires. On vit dans l’angoisse, on ne sait pas où on dormira le lendemain. » La préfète de Loire-Atlantique tiendra une conférence de presse ce vendredi matin.

Des gendarmes sécurisent une opération de déblaiement de cabanes démolies sur la ZAD.
Des gendarmes sécurisent une opération de déblaiement de cabanes démolies sur la ZAD. - L.Venance/AFP

La fin des expulsions ne signifierait pas le départ des gendarmes. Des effectifs conséquents resteront sur le site pour sécuriser le déblaiement et éviter toute réinstallation illégale d’individus.

Dans ce contexte incertain, un appel à rassemblement a été lancé pour dimanche, 12 heures, au cœur de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. La plupart des associations anti-aéroport soutiennent cet appel. Certains zadistes entendent profiter de l’événement pour reconstruire.