Nouvelle-Calédonie: Deux cents personnes manifestent à Nouméa après un viol

FAITS DIVERS Le week-end du 11 mars, une femme a été violée et mutilée à la poitrine et aux parties génitales à Canala, village de la côte est de Nouvelle-Calédonie...

C. Ape. avec AFP

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Une jeune femme d'une trentaine d'années a été violée et mutilée à la poitrine et aux parties génitales à Canala, un village de la côte est de Nouvelle-Calédonie.
Une jeune femme d'une trentaine d'années a été violée et mutilée à la poitrine et aux parties génitales à Canala, un village de la côte est de Nouvelle-Calédonie. — THEO ROUBY / AFP

Près de 200 personnes sont descendues dans la rue ce jeudi à Nouméa, répondant ainsi à l’appel du collectif « Femmes en colère », pour dénoncer les violences faites aux femmes après un viol qui a suscité l’émotion dans l’île. « C’est la goutte qui a fait déborder le vase. Il faut que les choses changent sinon nous allons toujours subir », a déclaré Valentine Holle, présidente du Conseil des femmes de la province sud.

Il y a un mois, le week-end du 11 mars, une femme a été violée et mutilée à la poitrine et aux parties génitales à Canala, village de la côte est de Nouvelle-Calédonie. La jeune femme d’une trentaine d’années, placée en coma artificiel, est toujours soignée à l’hôpital, selon ses proches.

Pour le lancement d’une campagne de prévention

Les faits ont entraîné plusieurs manifestations menées par des associations. « Il faut une prise de conscience collective, qui ne peut concerner que les femmes », a déclaré Pascal Hébert, vice-président de la Ligue des droits de l’Homme. Les manifestants se sont regroupés devant le Congrès dans le centre-ville où une délégation a été reçue par le bureau de l’institution, avant de se rendre au haut-commissariat de la République.

Le collectif « Femmes en colère » réclame notamment une formation systématique des personnes « en contact avec les femmes victimes », le lancement d’une campagne de prévention, la condamnation des publicités « dégradant l’image de la femme » ainsi que la suppression des délais de prescription pour les agressions sexuelles.

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