Grève SNCF: «Nos vacances sont gâchées»

VOUS TEMOIGNEZ Les internautes de «20 Minutes» témoignent des conséquences de la grève sur leurs congés...

Nils Wilcke

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Premier jour de grève en gare de Lyon Part-Dieu le 2 avril dernier.
Premier jour de grève en gare de Lyon Part-Dieu le 2 avril dernier. — JEFF PACHOUD / AFP
  • De nombreux voyageurs ont dû annuler leurs vacances à cause de la grève des salariés de la SNCF.
  • Si certains sont fatalistes voire soutiennent le mouvement de grève, d'autres ne cachent pas leur colère. 

« Mes petites-filles devaient venir me voir, elles ont dû annuler. Nos vacances sont gâchées ». Catherine, qui fait partie des internautes qui ont répondu à notre appel sur notre page Facebook, ne décolère pas. Elle se faisait une joie de les recevoir chez elle en Bretagne pendant les vacances scolaires. C’est raté. Comme elle, de nombreux usagers se retrouvent dans l’impossibilité de partir. La grève reprend en effet dès ce soir à partir de 20hheures.

Peur pour le retour

« Je voulais creuser mon découvert et prendre l’air quelques jours à la mer », explique Morgane en plaisantant. Mais même avec les jours de grève prévus le plus tôt possible, c’est délicat de prendre la décision de partir. On a peur de ne pas réussir à rentrer », ajoute-t-elle. « Pour mes enfants qui travaillent en région parisienne, c’est l’enfer en période de grève. Déjà, en temps normal, le service public est défaillant, soupire Catherine. D’ailleurs, la pénibilité dans les transports fait partie des raisons qui m’ont poussé à avancer mon départ à la retraite ».

Prendre la route ?

D’autres ont décidé de contourner le mouvement de grève en prenant la route. C’est le cas de Sandrine qui descend comme de nombreux Franciliens rejoindre sa famille en province : « On va tenter de passer par les départementales, le péage, c’est trop cher pour nous ». Encore faut-il en avoir la possibilité. « Avec une seule petite voiture, c’est bien trop dangereux de conduire avec des enfants en bas âge », regrette Catherine. D’autant que Bison Futé a lancé une alerte orange pour le vendredi 13 et le samedi 14 en Ile-de-France dans le sens des départs, qui pourraient passer au rouge si tous les voyageurs ont la même idée que Sandrine.

Vacances annulées

Certains, enfin, ont décidé d’annuler totalement leurs vacances. Comme Corinne, pour qui la grève pèse sur sa vie familiale. « On ne prendra ni l’avion, ni le train. On va modifier la destination de nos vacances avec nos propres moyens et je ne rejoindrai pas mon mari qui est en déplacement professionnel le week-end pendant 3 semaines à cause de la grève ». Aurélie a fait de même : « Mes vacances se passent à la maison. Nous voulions aller à Paris en mai mais nous avons annulé, tant pis on fera autre chose. Je pense plutôt aux travailleurs qui dépendent du train. Eux sont vraiment à plaindre ».

Rester optimiste

D’autres veulent rester optimistes. C’est le cas d’Angelina, étudiante à Paris 3. La jeune femme veut encore y croire : « Je comptais partir en Bretagne, pour le moment je n’ai pas encore annulé, on va voir ». Morgane, elle, a décidé de consacrer une partie de son budget vacances pour soutenir les grévistes. « Je me suis dit que puisque j’étais prête à "exploser" mon découvert pour quelques jours à la mer, je pouvais bien donner un peu de cet argent à ceux qui, en ce moment, ne sont pas vraiment en "vacances" : j’ai donc participéà la caisse de grève en soutien aux cheminots ». Pas sûr que tous les usagers soient prêts à faire de même.

 

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