Affaire Grégory: Murielle Bolle et les époux Jacob vont tenter de faire annuler leur mise en examen

JUSTICE ​Les avocats de Murielle Bolle et des époux Jacob, mis en cause dans l'affaire Grégory, vont plaider devant la chambre de l'instruction de Dijon la nullité des mises en examen de leurs clients...

20 Minutes avec AFP

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La rivière La Vologne dans les Vosges où le petit Grégory Villemin a été retrouvé mort. (Illustration)
La rivière La Vologne dans les Vosges où le petit Grégory Villemin a été retrouvé mort. (Illustration) — POL EMILE/SIPA

Les avocats de Murielle Bolle, mise en examen en juin pour le rapt mortel de Grégory Villemin, pointent « l’absence d’indices graves et concordants ». Ce vendredi, ils vont donc tenter de démontrer que Murielle Bolle « n’a rien à voir, ni de près, ni de loin » avec la mort du petit garçon de 4 ans retrouvé dans la rivière Vologne il y a plus de trente-trois ans.

Ces deux avocats, comme ceux de Marcel et de Jacqueline Jacob vont ainsi plaider vendredi devant la chambre de l’instruction de Dijon la nullité des mises en examen de leurs clients. Les avocats des époux, qui martèlent depuis des mois l’innocence de leurs clients, affirment aussi que leur mise en examen, en juin dernier, « est nulle car leurs droits élémentaires ne leur ont pas été notifiés ».

La justice soupçonne Murielle Bolle d’avoir participé à l’enlèvement

En 1984, Murielle Bolle, alors âgée de 15 ans, avait accusé son beau-frère Bernard Laroche, lors d’une garde à vue devant les gendarmes, d’avoir enlevé Grégory avant de se rétracter. Ce dernier avait été incarcéré puis relâché avant d’être tué d’un coup de fusil par son cousin Jean-Marie Villemin, le père de l’enfant, en 1985.

La justice soupçonne cette femme aujourd’hui âgée de 48 ans d’avoir participé à l’enlèvement et soutient que sa rétractation s’explique par des violences familiales subies à l’époque, ce qu’elle conteste.

Murielle Bolle pourra-t-elle rentrer chez elle ?

Septuagénaires, les époux Jacob sont quant à eux soupçonnés d’avoir été les « corbeaux » de l’affaire, à l’origine de plusieurs lettres anonymes bien renseignées. Le grand-oncle et la grand-tante du petit Grégory seraient impliqués dans le rapt et la mort du garçonnet dans le cadre d’un « acte collectif ».

Initialement soumis à un contrôle judiciaire strict, qui leur imposait de résider séparément et loin de leur domicile vosgien, les époux Jacob ont depuis été autorisés à rentrer chez eux.

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Les avocats de Murielle Bolle, qui est pour sa part contrainte depuis début août de résider dans la Nièvre, plaideront aussi pour que la chambre de l’instruction l’autorise à son tour à rentrer chez elle dans les Vosges, après une première demande rejetée fin janvier.