VIDEO. Notre-Dame-des-Landes: Edouard Philippe n'envisage pas d'interruption des opérations

ZAD Deux députés LREM réclamaient une pause pour stopper la «spirale de violences»...

20 Minutes avec AFP
Troisième jour d'évacuation à la ZAD de Notre-Dame-des-Landes/ AFP PHOTO / LOIC VENANCE
Troisième jour d'évacuation à la ZAD de Notre-Dame-des-Landes/ AFP PHOTO / LOIC VENANCE — AFP

«Les opérations se déroulent conformément au calendrier qui avait été envisagé (...) les opérations vont se poursuivre dans le même esprit, avec la même fermeté et avec la même mesure.» C'est ce qu'a déclaré le Premier ministre Edouard Philippe ce mercredi lors des Questions au gouvernement. Au troisième jour de l'évacuation de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, et alors que la tension est toujours très vive, il a écarté toute possibilité de pause dans les opérations.


«Depuis lundi matin, les gendarmes agissent avec maîtrise, avec mesure, avec discernement, face à des oppositions souvent violentes, face à des jets de projectiles, de fusées, face à des catapultes parfois mises en place» afin que «force reste à la loi», a affirmé Edouard Philippe devant les députés.

Stopper la «spirale de violences»

Au troisième jour des expulsions sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, la confrontation se poursuit entre gendarmes mobiles et zadistes retranchés derrière des barricades, tandis que les opposants historiques, choqués par l'ampleur des destructions, battent le rappel de leurs soutiens. Au moins cinq nouveaux squatts ont été démolis.

Deux députés LREM ont réclamé mercredi matin «une pause» dans l'évacuation de la ZAD pour stopper la «spirale de violences», une demande à laquelle le porte-parole du parti Gabriel Attal s'est opposé au nom de «l'Etat de droit».


Partenaire de LREM au sein de la majorité, le MoDem, par la voix de sa porte-parole Sarah El Haïry, s'est également opposé à toute «pause» dans les opérations. «Il faut le retour à l'ordre, à l'application de la loi sur l'ensemble du territoire. Il ne saurait y avoir d'exceptions». «Les expulsions sont bien des expulsions ciblées. Evidemment, la tension monte mais les forces de l'ordre iront jusqu'au bout», a déclaré la députée de Loire-Atlantique lors d'un point-presse.