Dans les transports ou dans la rue, 8 femmes sur 10 reconnaissent avoir été harcelées dans l'espace public

SONDAGE 76 % des femmes disent avoir subi ces situations de harcèlement dans la rue, contre 74 % dans les transports...

L.Br.

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Manifestation à Nantes contre les violences faites aux femmes, le 25 novembre 2017.
Manifestation à Nantes contre les violences faites aux femmes, le 25 novembre 2017. — DAMIEN MEYER / AFP

Sifflement, insulte, agression sexuelle… Plus de huit Françaises sur dix ont déjà subi une forme d’atteinte ou d’agression sexuelle dans la rue ou les transports en commun, selon un sondage Ifop* pour le site VieHealthy.com, publié ce mercredi.

Dans le détail, 26 % des femmes interrogées déclarent avoir été confrontées à au moins une situation de harcèlement au cours des douze derniers mois et 55 % il y a plus d’un an, d’après cette enquête menée à l’occasion de la Semaine internationale de lutte contre le harcèlement de rue (8 au 14 avril).

Si le harcèlement peut prendre plusieurs formes, les formes verbales ou visuelles sont les plus répandues. Ainsi, 68 % des sondées disent avoir subi des regards insistants ou des sifflements intempestifs dans la rue ou les transports et 32 % des gestes à connotation sexuelle.

Les femmes urbaines et à faibles revenus plus visées par le harcèlement

Concernant les agressions sexuelles, 32 % des femmes déclarent avoir été victimes d’un frottement déplacé de la part d’un passant ou d’un passager, 29 % d’attouchements à caractère sexuel et 8 % d’un viol. Plus d’une femme sur quatre (28 %) a en outre déjà eu affaire à un exhibitionniste.

Globalement, 76 % des femmes disent avoir subi ces situations de harcèlement dans la rue, contre 74 % dans les transports. Les agressions sexuelles sont en revanche plus présentes dans les transports publics : une femme sur trois (38 %) a déjà été agressée sexuellement dans les transports contre une sur cinq (21 %) dans la rue.

D’après cette étude, le profil type des victimes pourrait être celui d’une femme de moins de 25 ans, résidant dans une grande agglomération, notamment parisienne, lycéenne, étudiante ou avec des revenus modestes.

*Enquête réalisée en ligne auprès d’un échantillon représentatif de 2.008 femmes de 15 ans et plus, du 26 au 29 janvier (méthode des quotas).

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