VIDEO. Notre-Dame-des-Landes: Toujours de grosses tensions au troisième jour de l'évacuation

EVACUATION Les tensions augmentent sur le terrain, face à l'ampleur des destructions d'habitations...

20 Minutes avec AFP

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Les affrontements sur la ZAD se poursuivent, le 10 avril 2018.
Les affrontements sur la ZAD se poursuivent, le 10 avril 2018. — SEBASTIEN SALOM GOMIS/SIPA

Des affrontements sous tension se poursuivent au coeur de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. Les gendarmes ont repris ce matin les opérations d'expulsion des occupants considérés comme illégaux. Grenades lacrymogènes contre projectiles, les deux camps restent déterminés.

Les gendarmes sont arrivés vers 06h30 ce mercredi dans la zone où se sont concentrés les heurts la veille, non loin de la D281, la route dite «des chicanes», entre les «Fosses noires» et les «Vraies rouges».

Des affrontements ont éclaté vingt minutes après sur la route des Fosses noires qui jouxte les lieux, perpendiculaire à la D281. Les gendarmes ont répliqué aux projectiles lancés par un groupe de quelque 70 zadistes par des tirs de grenades lacrymogènes et de désencerclement.

Les zadistes appellent leurs soutiens à venir les rejoindre

Les zadistes se sont positionnés derrière l'une des barricades de 2 à 3 mètres de haut constituées de palettes, taules et débris de bois, qui sont apparues dans la nuit sur cette route. Ils ont ensuite mis le feu à une barricade. Un petit fossé a également été creusé.

Un hélicoptère survole la zone tandis qu'un convoi d'une vingtaine de fourgons de gendarmerie s'est positionné sur la D281. «On a atteint nos objectifs lundi et mardi et aujourd'hui on attaque la suite», a indiqué à l'AFP une source proche du dossier.

Au troisième jour de l'opération d'expulsion sur la ZAD, les tensions s'accroissent sur le terrain face à l'ampleur des destructions, amenant des opposants historiques à battre le rappel de leurs soutiens, laissant craindre un durcissement des affrontements.

Cinq cabanes détruites 

En milieu d'après-midi, cinq nouveaux squatts avaient été détruits. Les affrontements continuaient à l'est de la route des chicanes. Les gendarmes tentaient toujours d'approcher vers les Fosses noires, faisant face à une forte opposition.

L'opération d'évacuation démarrée lundi est la première d'ampleur depuis l'«opération César» à l'automne 2012, qui avait viré au fiasco malgré la mobilisation de plus d'un millier de gendarmes et policiers.

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