Notre-Dame-des-Landes: Dans la ZAD, les opposants ont reçu soutiens et renfort

REPORTAGE Les affrontements entre forces de l'ordre et zadistes sont plus intenses ce mardi...

Frédéric Brenon

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Les zadistes ont reçu du renfort ce mardi.
Les zadistes ont reçu du renfort ce mardi. — LOIC VENANCE / AFP
  • Les affrontements se sont durcis ce mardi sur la ZAD.
  • Les opposants à l'expulsion de la ZAD apparaissen plus nombreux que lundi.
  • La destruction de la ferme des « 100 noms » a choqué de nombreuses personnes.

Si les forces de l’ordre ont poursuivi ce mardi leurs opérations d’expulsion sur la zad de Notre-Dame-des-Landes, les opposants bénéficient de beaucoup plus de soutiens que la veille. Les appels au renfort, lancés par les zadistes eux-mêmes, semblent avoir été en partie entendus.

De nouveaux jeunes, venus parfois d’autres régions françaises et même de l’étranger, ont débarqué avec l’envie d’en découdre. « Je suis arrivé ce matin de Rennes pour défendre ce territoire contre les attaques de l’Etat », confirme l’un d’entre eux, visage cagoulé et protégé d'un masque contre le gaz lacrymogène, devant une barricade.

La destruction de la ferme des « 100 noms » a fait réagir

Plus en retrait, plus âgées aussi, de nombreuses personnes se sont aussi déplacées pour soutenir les zadistes et « protéger les lieux agricoles» . La destruction de la ferme des « 100 noms », dont les occupants pacifiques avaient exprilé leur volonté de se régulariser, a été, disent-elles, « un élément déclencheur ».

« J’étais d’accord au départ avec les expulsions pour légaliser le site, mais quand j’ai vu qu’il y avait plus de destructions que prévu je me suis dit qu’il fallait venir donner un coup de main », explique Patrick, venu des Sorinières (Loire-Atlantique).

« Hier, j’étais chez moi et quand j’ai entendu que cette ferme avait été attaquée je me suis dit : "J’y vais", raconte Brigitte de Vertou (Loire-Atlantique). Ce n’est pas admissible. Je suis aussi venue témoigner de la violence qui, pour moi, est du côté des forces de l’ordre. Comment faire croire aux jeunes que l’Etat les protège ? J’ai très peur qu’il se passe quelque chose de grave. »

Appel au rassemblement mercredi

« Les choses ont changé, dénonce Julien Durand, porte-parole de l'ACIPA, principale association anti-aéroport. La destruction des lieux agricoles est une aberration. On demande à l'Etat l’arrêt clair et net des opérations de destruction, sinon il n’y aura pas de reprise du dialogue. »

Un appel au rassemblement a été lancé pour mercredi, 13 h, au cœur de la ZAD.

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