Blocage à Tolbiac: Un député LREM agressé par des occupants de la fac

VIOLENCES Il dit avoir reçu des projectiles et s'être fait dérober sa tablette...

M.C.

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Le député LREM du 13e arrondissement Buon Tan à l'Elysée, le 16 février 2018.
Le député LREM du 13e arrondissement Buon Tan à l'Elysée, le 16 février 2018. — ludovic MARIN / AFP

Nouvelles violences à Tolbiac. Le député (LREM) du XIIIe arrondissement Buon Tan dit avoir été violemment pris à partie lundi par des occupants du site de l’université Paris I, avec qui il tentait de dialoguer.

« La situation à l’université de Tolbiac est devenue intolérable », estime l’élu dans un communiqué diffusé sur Twitter. Expliquant s’être rendu sur place « pour comprendre les revendications des occupants et établir un dialogue constructif », il dit avoir été confronté à « un refus catégorique de dialoguer, à des jets de projectiles (sucre, papier toilette, jus de tomate) », ajoutant que « sa tablette professionnelle lui a été arrachée et volée ».

« Certains se sont mis à crier "Dehors !", "Sale noich" »

« Ça a été tout de suite très violent, a déclaré Grégoire Le Taillandier, collaborateur parlementaire du député, au Huffington Post. Certains se sont masqués, ont mis des foulards, on nous a menacés avec un extincteur... Certains se sont mis à crier "Dehors !", "Sale noich", on a eu de tout. Nous sommes partis au bout d'un quart d'heure. »

Sur le site de Tolbiac (qui dépend de Paris-1), occupé depuis le 26 mars, la découverte dimanche de cinq cocktails Molotov à l'intérieur du bâtiment a déclenché l'ouverture d'une enquête. Des échauffourées avaient éclaté vendredi soir devant cette tour de 22 étages. Six personnes, de 19 à 21 ans, ont été interpellées; elles seront jugées en septembre. La présidence de l'université, qui a condamné ces violences, se dit «très inquiète» de la situation et a réclamé «un retour à la normale le plus rapidement possible».