Affaire Vincent Lambert: Le CHU de Reims de nouveau favorable à un «arrêt des traitements»

TETRAPLEGIE Vincent Lambert, 41 ans, est hospitalisé depuis septembre 2008 dans un état végétatif, sans espoir d’amélioration, selon les médecins…

L.Br. avec AFP

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L'hôpital Sébastopol à Reims, où est hospitalisé Vincent Lambert depuis septembre 2008.
L'hôpital Sébastopol à Reims, où est hospitalisé Vincent Lambert depuis septembre 2008. — FRANCOIS NASCIMBENI / AFP

Nouvel acte dans la bataille judiciaire autour de Vincent Lambert. Le CHU de Reims s’est de nouveau prononcé ce lundi en faveur d’un « arrêt des traitements » pour cet ancien infirmier en psychiatrie, contre l’avis d’une partie de sa famille.

Cette procédure collégiale a duré cinq mois : au terme de ces discussions, le Dr Vincent Sanchez a conclu à une « obstination déraisonnable » envers le patient tétraplégique de 41 ans, selon une source proche du dossier. C’est la « décision qui s’imposait », s’est félicité auprès de l’AFP François Lambert, neveu de Vincent.

Aucune consigne écrite sur l’acharnement thérapeutique

La famille de Vincent Lambert se déchire depuis près de neuf ans au sujet de son maintien en vie. Vincent Lambert est hospitalisé à Reims depuis qu’un accident de la route, en septembre 2008, l’a plongé dans un état végétatif, sans espoir d’amélioration, disent les médecins en 2011.

A partir ce moment-là, deux parties de sa famille se sont livrées une véritable bataille autour de son cas. Le 10 avril 2013, le CHU engage un protocole de fin de vie avec son épouse Rachel. Vincent Lambert, selon sa sœur Marie et son épouse, avait « clairement » indiqué avant son accident qu’il ne souhaitait pas d’acharnement thérapeutique, mais il n’a laissé aucune consigne écrite.

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Une décision annulée par le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, saisi par les parents opposés à l’euthanasie passive. La dernière décision de justice de ce dossier date du 31 janvier quand le Conseil d'État a rejeté le pourvoi des parents de Vincent Lambert qui réclamaient la suspension du lancement de cette quatrième procédure collégiale pouvant mener à un arrêt des soins.

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