Notre-Dame-des-Landes EN DIRECT: Sept personnes interpellées depuis ce matin...1.200 manifestants à Nantes selon la police

EVACUATION Quelque 2.500 gendarmes sont mobilisés pour faire évacuer la ZAD, dont l'opération a débuté ce lundi matin à l’aube…

J.U., D.P. et L.Br.

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Les Zadistes ce lundi matin.
Les Zadistes ce lundi matin. — GUILLAUME SOUVANT / AFP
  • Près de trois mois après l’annonce de l’abandon du projet d’aéroport, les expulsions ont démarré ce lundi matin sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes.
  • Une opération délicate, prévue sur plusieurs jours, à laquelle participent quelque 2.500 gendarmes.
  • L’intervention, dont la date avait fuité depuis quelques jours, doit concerner tous les occupants de la zone qui n’ont pas régularisé leur situation. Mais les zadistes, qui ont lancé plusieurs appels à se mobiliser dès ce week-end, prévoient une résistance « physique et déterminée ».

VIDEO

 

21h30 : Ce live est désormais terminé. Bonne soirée à tous

20h44: Quelque 1.200 personnes, selon la police, ont manifesté lundi soir à Nantes

 

20h43: Les manifestants ne peuvent accéder au centre-ville de Rennes

 

20h22: Le cortège serait en direction de l'université de Rennes 2

 

20h13: Selon notre journaliste sur place, des barrières auraient été jetées sur les voies à Rennes 

 

19h57: La situation s'est légèrement tendue à Nantes, devant la préfecture

 

19h48: Premiers jets de lacrymogène dans le cortège rennais 

 

19h06: A Rennes, l'ambiance est calme malgré la présence des forces de l'ordre

 

19h06: Le cortège vient de s'élancer à Nantes

 

18h26: Des manifestations sont organisées en ce moment devant la préfecture de Nantes et à Rennes

 

17h42: «On est en phase avec la feuille de route qu'on s'était fixés», annonce Richard Lizurey, directeur général de la gendarmerie nationale.

17h39: Comment garantir que ces squats ne seront pas reconstruits? «Nous allons maintenir le dispositif autant qu'il le faudra et s'il y a réinstallation, nous interviendrons dans les plus brefs délais», répond Richard Lizurey, directeur général de la gendarmerie nationale.

17h35: «Fin des expulsions à 18 h ce lundi soir. Reprise demain matin», selon la préfète.

17h31 : Quarante squats dans le viseur de l’Etat [sur les 97 de la ZAD]. 13 démantelés pour l’heure. Les opérations vont donc se poursuivre dans les jours à venir.

17h11: «Une personne interpellée et déférée devant le parquet de Saint-Nazaire, ce matin. Cet après-midi, six personnes interpellées pour détention de stupéfiants et d'explosifs (dans le cadre d'un contrôle d'identité) sont en garde à vue. 13 squats ont été évacués dont six ont été démolis», selon la préfère Nicole Klein. Il faut ajouter à cela «10 expulsions sur la journée».

 

17h01: Une des images de cette journée... signée du fameux Philou sur Twitter.

 

17h00: 13 squats démantelés et 10 expulsions. Ce sont les derniers chiffres. Dans quelques instants, la préfète va reprendre la parole.

16h55: Les zadistes parlent de six blessés depuis ce matin, selon un de nos envoyés spéciaux.

 

16h53: Cette expulsion à la ferme des «100 noms» fait beaucoup parler...

 

16h45 : Colère de l'Acipa après l'expulsion de la ferme des «100 noms»

L’expulsion musclée, toujours en cours de la ferme des « 100 noms », à deux pas de l’ex-route des chicanes (RD281) soulève l’incompréhension et la colère de l’ Acipa (association anti-aéroport), laquelle avait pris ses distances avec les zadistes les plus radicaux. Lire notre reportage par ici

 

16h05 : Les routes toujours barrées

 

15h15 : Les zadistes tentent de construire des barricades

 

14h50: Combat de boue improvisé sur la ZAD

 

14h29 : La présidente du collectif des élus opposés à l’aéroport, regrette le déploiement d’autant de forces de l’ordre sur la ZAD ce lundi matin. Lisez ici le papier de notre envoyé spécial à ce sujet.

 

14h20: Incompréhension des zadistes membres du projet d'habitation «les 100 noms»

 

13h34: Destruction à venir du lieu de vie «les 100 noms», selon les Zadistes.

 

13h30: Au lieu-dit «Lama fâché», au moins un chapiteau détruit selon un de nos deux envoyés spéciaux. 

 

13h26 : L’Union solidaire 44 appelle « les pouvoirs publics à cesser l’intervention, en respectant toutes les composantes des habitant-es de la ZAD, qu’ils soient paysans ou pas. » L’union syndicale poursuit : « Personne n’est propriétaire de cette résistance, il revient donc à chacun de construire l’avenir ensemble. Le gouvernement doit donner du temps aux négociations et retirer immédiatement son dispositif répressif. » L’Union Syndicale Solidaires de Loire-Atlantique appelle à participer au rassemblement à 18h à Nantes devant la préfecture pour protester contre la violence et les expulsions.

13h19: Un de nos deux envoyés spéciaux sur la Zad vient de nous envoyer cette vidéo au lieu de vie les 100 noms... Le calme semble revenu?

 

13h13: Une nouvelle vidéo de la gendarmerie avec notamment la destruction de cabanes par les pelleteuses.

 

13h10: Un journaliste de Ouest-France parle d'un corps à corps violent entre gendarmes mobiles et zadistes soutenus par des militants anti-aéroport au lieu «les 100 Noms».

 

13h08: Grosse tension au lieu de vie «les 100 noms», à l'ouest de la Zad. Une chaîne humaine aurait été bousculée par les forces de l'ordre.

 

12h51: Les Zadistes sont en colère, mais ils ne comptent pas en rester-là. Ils promettent de reconstruire les cabanes... Lisez ici le papier de notre envoyée spéciale à ce sujet.

 

12h30: 10 squats démantelés et 8 personnes expulsées désormais.

12h24: Françoise Verchère, porte-parole du CéDpa (collectif des élus opposés au projet d'aéroport) et figure de la lutte anti-aéroport, à un de nos envoyés spéciaux: «C'est dommage, on n'aurait pas dû en arriver là. On soutient les beaux projets, mais on ne peut pas tout soutenir. Il y a un problème de fond avec une partie des Zadistes qui revendiquent plutôt une forme d'anarchie. Les Zadistes doivent se poser cette question ce matin : pourquoi nous ne sommes pas des milliers à les soutenir?»

 

12h06: Bruno Retailleau, Président du groupe Les Républicains au Sénat et Conseiller régional des Pays-de-la-Loire, estime que «l’évacuation de la ZAD sera pour l’Etat une victoire à la Pyrrhus». Il poursuit : « Au fond, les ZADistes ont gagné, puisqu’il n’y aura pas d’aéroport. Pire, la plupart des ZADistes vont pouvoir rester sur des terres qu’ils ont illégalement occupé pendant des années. Le chantage à la violence a fonctionné. Enfin, cet abandon va coûter très cher; au contribuable puisque les dédommagements se montent à plusieurs centaines de millions d’euros et au grand ouest qui se voit priver des moyens de son développement. En tout cas, cette évacuation n’exonère en rien l’Etat de ses responsabilités. L’Etat n’est quitte de rien ! Nous attendons toujours le fameux plan B et les compensations promises par le Premier Ministre qui pour l’instant sont au point mort. J’espère que l’Etat ne nous trahira pas une deuxième fois.»

12h00: Jean-Paul Naud, maire de Notre-Dame-des-Landes (sans étiquette), à un de nos envoyés spéciaux: «Il est dommage d'en arriver sachant que l'aéroport est abandonné. Si les Zadistes l'avaient voulu, ça aurait pu se régler à l'amiable. Ceux qui ne portent pas de projets doivent partir désormais. On ne mène pas la même bataille, certains défendent un projet alternatif autogéré. Il y a une lassitude chez les habitants de Notre-Dame-des-Landes, tous veulent retrouver un certain calme.»

 

11h50: Nouvelle vidéo de la gendarmerie nationale... qui montre le démantèlement des squats. 

 

11h43: Communiqué de Julien Bainvel, Conseiller municipal à Nantes Les Républicains : «Cette opération ne suffira pas, seule, à rétablir l’État de droit dans cette zone. En effet, tous les zadistes devront à terme être évacués. Par ailleurs, il faudra une présence des forces de l’ordre durant une longue période pour contrôler et empêcher toute reconstruction de bâtiments illégaux, toute nouvelle occupation illégale, toute réinstallation des Zadistes sur site.»

11h32: De notre autre envoyé spécial...

 

11h27Nouveau point-presse prévu à 17 h à la préfecture de Loire-Atlantique, a annoncé la préfète. Une manifestation est prévue une heure après.

11h19: Nicole Klein, préfète de Loire-Atlantique«Quand les squats sont vides, on les démolit. On opère comme ça. Et les démolitions ont commencé.»

 

11h15: Nicole Klein, préfète de Loire-Atlantique«Pour l'instant, ça s'est bien passé. Il n'y a qu'un blessé pas trop grave. Attention, on est au tout début de l'opération.»

11h10: Richard Lizurey, directeur général de la gendarmerie nationale, prend la parole : «Notre mission est claire. Nous sommes là pour empêcher des réinstallations. Le gendarme est sorti de l'hôpital. On voit la détermination de nos opposants. Notre objectif est qu'il n'y ait aucun blessé ni chez nous, ni chez les Zadistes.»

 

11 h 06: La préfète de Loire-Atlantique Nicole Klein fait le point :  «Toutes les expulsions ont été réalisées avec des huissiers. Sept squats ont été démantelés, trois sont en train de l'être [sur la quarantaine à démanteler]. Six personnes ont été expulsées. On a proposé de les reloger, mais ils ont refusé. Tout a été fait en parfaite régularité. Il y a eu une interpellation d'un Zadiste, qui est en garde à vue. Un gendarme a été blessé. L'objectif est presque atteint. On est allés plus vite qu'on pensait.»

 

10h58: Informations de notre envoyée spéciale... 

 

10h54: En soutien aux Zadistes de Notre-Dame-des-Landes, un rassemblement à Lille aura lieu ce lundi soir à 18 h. Des manifestations doivent aussi avoir lieu à Nantes et Rennes à la même heure.

10h48: Dans une dizaine de minutes, se tiendra le point-presse de la préfète Nicole Klein.

10h45: Notre envoyée spéciale a assisté au point-presse des Zadistes. Ils expriment leur «colère» et leur «indignation». Ils réaffirment qu'ils resteront solidaires et qu'ils reconstruiront.

 

10h34 : La mairie de Forcalquier occupée en soutien aux zadistes

La mairie de Forcalquier (Alpes-de-Haute-Provence), ancien fief de Christophe Castaner, est occupée par des soutiens aux habitants de la Zad. Le comité Zad04 dit avoir « répondu à l’appel envoyé depuis la ZAD à se solidariser ». « Nous occupons donc ce jour la mairie de Forcalquier en demandant le retrait des forces dites de l’ordre de la ZAD », ont-ils indiqué dans un communiqué.

10h20 : « Le tri est assez simple » entre les occupants, insiste Sébastien Lecornu

Sur France 2 ce matin, le secrétaire d’État à la Transition écologique a déclaré que « le tri [entre occupants de la ZAD] est assez simple. Il y a ceux qui ont quelque chose à faire sur ces terres, ceux qui portent un projet agricole dans le cadre de l’Etat de droit. Ceux qui n’ont rien à y faire, qui ne s’inscrivent pas dans ce cadre (…), ce sont ceux-là qui sont ciblés les premiers ».

10h16 : Le « retour de l’Etat de droit à Notre-Dame-des-Landes, cela fait plus de dix ans qu’on attend cela », a déclaré Sébastien Lecornu

Le secrétaire d’État à la Transition écologique Sébastien Lecornu a commenté l’intervention des forces de l’ordre dans la zad ce matin sur France 2. « On assume le retour à l’Etat de droit, celles et ceux qui s’inscriront dans la violence devront en répondre devant la justice », a-t-il ajouté.

« Les personnes qui sont expulsées ne sont pas des délinquants. S’ils quittent d’eux-mêmes la zone, ils n’ont pas vocation à être arrêtés. Ceux qui seront violents auront vocation à répondre de leurs actes devant la justice », a-t-il insisté.

 

09h28 : Des huissiers sont arrivés sur place pour commencer les opérations d’inventaire, a indiqué la gendarmerie

Ces professionnels doivent répertorier les possessions des occupants de la zad.

« On pense qu’il y a environ une quarantaine d’édifices, donc peut-être une centaine de personnes », estimé Gérard Collomb, ministre de l’Intérieur ce matin sur Europe 1.

 

 

09h02 : Un gendarme a été blessé suite à un tir de fusée et souffre d'un décollement de la rétine

En parallèle, une première interpellation pour «violence sur personne dépositaire de l'ordre public» a eu lieu suite à des tirs de projectiles. 

 

08h41 : « On doit mettre le paquet (…) pour rétablir l’État de droit sur la zone de Loire-Atlantique », déclare Manuel Valls

L’ancien Premier ministre Manuel Valls s’est félicité ce matin sur RTL de l’intervention des forces de l’ordre à Notre-Dame-des-Landes. « Il s’agit de mettre fin à une occupation et d’expulser des occupants parmi les plus radicaux », a-t-il expliqué avant d’apporter son soutien aux forces de l’ordre.

08h33 : Du foin, des blocs et béton et des pneus ont été installés par les occupants de la Zad pour gêner l'arrivée des gendarmes

 

08h11 : Mathieu Orphelin, député du Maine-et-Loire, suit l’opération avec « inquiétude »

« Faisons tout pour qu’il n’y ait pas un nouveau César. Ou un nouveau Sivens », a réagi Matthieu Orphelin, député de la 1re circonscription du Maine-et-Loire (LREM) dans un communiqué.

« Je suivrai évidemment avec inquiétude l’opération qui vient de commencer. J’espère qu’elle sera centrée sur sa réelle raison d’être : finaliser la remise en service de la route RD281 et démonter les quelques lieux de vie qui bordent cette route, pour que tous les habitants de la zone puissent circuler comme avant. »

07h54 : Les journalistes sont toujours tenus à l’écart des affrontements, confirme notre envoyée spéciale sur place

Seuls des engins de chantier peuvent se frayer un chemin jusqu’à la zone des combats.

 

07h43 : Les occupants de la zad appellent à manifester pour les soutenir

« Nous appelons toutes celles et ceux qui peuvent nous rejoindre dès
maintenant ou dans les prochains jours à venir sur la zad », peut-on lire dans le communiqué envoyé ce lundi matin après le début de l’opération policière. « Plus de 80 rassemblements sont d’ores et déjà prévus partout en France ce soir », poursuivent-ils.

Ils dénoncent également une opération « brutale » et « hypocrite ».

07h40 : Cinq choses à savoir sur l’évacuation de la Zad

Dans quel état d’esprit sont les zadistes ? Cette opération est-elle légale ? Qui est concerné par l’évacuation ? Nos journalistes vous ont concocté un récapitulatif à lire ici.

 

07h26 : La Zad sera maintenue sous surveillance après l’évacuation qui a commencé ce matin

Des forces de l’ordre seront maintenues sur la Zad « tant qu’il sera nécessaire » pour empêcher de nouvelles occupations, assure Gérard Collomb. Le ministre de l’Intérieur était en direct sur Europe 1.

07h23 : L’opération d’évacuation vise à déloger « une centaine » de personnes, a affirmé Gérard Collomb sur Europe 1

 

07h19 : « Nous savons que parmi les zadistes il y a des gens assez violents », déclare Gérard Collomb sur Europe 1

Le ministre assure que consigne a été donnée aux gendarmes pour éviter les blessés et les dégâts matériels.

 

07h16 : « Nous proposons un relogement à chacun, il n’y aura personne à la rue »

Gérard Collomb, ministre de l’Intérieur, est sur Europe 1 ce matin a déclaré que toutes les personnes habitant sur le site évacué seraient relogées.

7h09: Une autre vidéo qui témoigne de la tension sur place...

 

6h55: Comme pour l'évacuation de Bure, la gendarmerie fournit des images et vidéos

 

6h39: Sur place, les journalistes sont tenus à l'écart et ne peuvent pas filmer

Une information confirmée par des médias sur place. Les gendarmes l'ont interdit.

 

6h35: Enorme tension selon les journalistes sur place.

Les hostilités auraient vraiment débuté depuis quelques minutes...

6h23 : La préfecture de Loire-Atlantique confirme elle aussi « l’opération d’expulsion des occupants illégaux, des terrains de la zone de Notre-Dame-des-Landes »

« A partir de 6h ce matin, sous l’autorité de la préfète de Loire-Atlantique, la Gendarmerie Nationale débutera une opération d’expulsion des occupants illégaux des terrains de la zone de Notre-Dame-des-Landes », apprend-on dans un communiqué.

6h18 : Le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb confirme que l’opération « d’expulsion des occupants illégaux des terrains de Notre-Dame-des-Landes » a débuté.

 

6h09: L'opération vise à évacuer les zadistes «les plus radicaux», selon le ministère de l'Intérieur.

6h00: Les opérations d'expulsion ont commencé dès 3 heures du matin selon un journaliste de Ouest-France sur place.