Commémoration 14-18: Emmanuel Macron dans le Pas-de-Calais pour célébrer les soldats portugais

MEMOIRE Le président de la République va participer à la cérémonie de commémoration du 100e anniversaire d’une bataille sanglante pour les Portugais…

G.D. avec AFP

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Le cimetière militaire portugais qui abrite les dépouilles de 1831 soldats tombes en 1918 dans la région. Ce cimetière est l'unique lieu de mémoire rappelant l'engagement du Portugal aux cotés des alliés au cours de la Premire Guerre mondiale.
Le cimetière militaire portugais qui abrite les dépouilles de 1831 soldats tombes en 1918 dans la région. Ce cimetière est l'unique lieu de mémoire rappelant l'engagement du Portugal aux cotés des alliés au cours de la Premire Guerre mondiale. — M.Libert/20 Minutes

Plus de 7.000 Portugais avaient été tués, blessés ou faits prisonniers en avril 1918. Le président de la République, Emmanuel Macron, participera, lundi matin, au 100e anniversaire de la sanglante bataille de la Lys à Richebourg, dans le Pas-de-Calais, en compagnie de son homologue portugais, Marcelo Rebelo de Sousa.

Déclaration de guerre en 1916

Dès 1914, des soldats portugais sont engagés dans les colonies africaines en Angola et au Mozambique, convoités depuis longtemps par l’Allemagne. Mais c’est en mars 1916 que le Portugal et l’Allemagne se déclarent la guerre, notamment après l’arraisonnement de navires allemands dans des ports portugais. Ainsi, contrairement à l’Espagne, le Portugal, qui a proclamé la Première République en 1910, sort de sa neutralité.

Il faut cependant attendre janvier 1917 pour que le contingent arrive sur le front, dans le nord de la France et en Flandre belge. Le Corps expéditionnaire portugais (CEP) est alors fort de plus de 55.000 hommes.

Une offensive sanglante

Le 9 avril 1918, les troupes allemandes surprennent les Portugais, en pleine relève, et lancent une offensive sanglante à Neuve-Chapelle, Richebourg et Laventie, entre Béthune et Lille.

Lors de la « Bataille de la Lys » (9-29 avril 1918), parfois comparée à un « Verdun portugais », les troupes portugaises vont perdre près de 7.400 hommes.

Pour leur rendre hommage, un cimetière militaire est construit à Richebourg, entre 1924 et 1938, avec les tombes de 1.831 soldats, dont 238 inconnus.