ST NAZAIRE, le 07/04/2011 Cellule de recherche consacrŽe ˆ la mort de Jonathan tuŽ dans un camp de vacances ˆ St BrŽvin en 2004
ST NAZAIRE, le 07/04/2011 Cellule de recherche consacrŽe ˆ la mort de Jonathan tuŽ dans un camp de vacances ˆ St BrŽvin en 2004 — F. ELSNER / 20 MINUTES

JUSTICE

Loire-Atlantique: Un nouvel appel à témoins 14 ans après le meurtre du petit Jonathan

L'enfant avait été enlevé d'un centre de vacances de Saint-Brévin-les-pins en 2004. Son corps avait été retrouvé attaché au fond d'un étang...

Il aurait fêté ses 25 ans cette année. Quatorze ans jour pour jour après la disparition suivie du meurtre non élucidé de Jonathan Coulom en Loire-Atlantique, la gendarmerie va lancer vendredi un nouvel appel à témoins, a-t-on appris jeudi de source proche de l’enquête, confirmant une information de Ouest-France.

Jonathan, 11 ans, originaire du Cher, avait disparu dans la nuit du 6 au 7 avril 2004 d’un centre de vacances de Saint-Brévin-les-Pins, près de Saint-Nazaire. Son cadavre avait été découvert quelques semaines plus tard, le 19 mai, ligoté et lesté d’un parpaing dans un étang proche de Guérande, à 25 km du lieu de l’enlèvement.

Des éléments nouveaux ?

Le garçon aurait été séquestré un mois avant d’être tué par suffocation aux alentours du 6 ou 7 mai et immergé dans l’étang. Son corps ne présentait ni de trace de coups, ni de violence sexuelle.

Opérations de recherche du petit Jonathan Coulom, le 12 avril 2004 à Saint-Brévin-Les-Pins
Opérations de recherche du petit Jonathan Coulom, le 12 avril 2004 à Saint-Brévin-Les-Pins - FRANCK PERRY/AFP

L’affaire, confiée à la section de recherches de la gendarmerie de Rennes, a mobilisé pendant des années et à temps plein une cellule d’une dizaine d’enquêteurs. Des centaines de prélèvements ADN ont été effectuées, mais jusque-là sans avancée décisive. Selon Ouest-France, des « éléments nouveaux » seraient apparus ces derniers mois, d’où ce nouvel appel à témoins.

Plusieurs pistes étudiées

En 2011, déjà, la gendarmerie et le parquet de Saint-Nazaire avaient voulu «réveiller les mémoires et obtenir de nouveaux témoignages », après la découverte d’une série d’agressions sexuelles dans des centres de vacances de la façade Atlantique, entre 1982 et 1998. Outre cette piste locale, plusieurs hypothèses, notamment celle d’un tueur en série allemand, ont été étudiées.

La justice et la gendarmerie avaient recouru en 2008, et pour la première fois en France, à un site Internet dédié, comportant notamment des images des lieux où Jonathan avait disparu, des endroits qu’il avait visités une semaine avant sa disparition et du lieu où son corps avait été retrouvé. Ce site a depuis été désactivé.