Grève à la SNCF: «Il ne faut pas grand chose pour que ça brûle», prévient Jean-Claude Mailly

SOCIAL « Là, le climat est en train de changer », a averti le patron de FO…

20 Minutes avec AFP
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Le leader du parti FO, Jean-Claude Mailly en conférence de presse à Paris, le 29 mars 2017.
Le leader du parti FO, Jean-Claude Mailly en conférence de presse à Paris, le 29 mars 2017. — BERTRAND GUAY / AFP

Jean-Claude Mailly fait monter la pression. Le secrétaire général de FO, a estimé mardi à propos du climat social que l’herbe était « sèche » et qu’il ne fallait « pas grand-chose pour que cela brûle », au premier jour de la mobilisation contre la réforme de la SNCF.

« Là, le climat est en train de changer », a-t-il dit à l’AFP. « L’herbe est sèche, donc il ne faut pas grand-chose pour que cela brûle », a-t-il ajouté, à quelques semaines de quitter son mandat à la tête de FO. « Quand je dis l’herbe est sèche, il y a plein de points de conflit et cela ne se règle pas », a-t-il expliqué.

« Prévoir la météo sociale c’est impossible »

Interrogé sur une éventuelle « convergence des luttes » voulue par la CGT, Jean-Claude Mailly fait remarquer que « cela ne s’improvise pas ». « Ceux qui se risquent à la météo sociale, je leur souhaite bien du courage. Prévoir la météo sociale c’est impossible », a-t-il ajouté. « Ce n’est pas parce que vous avez plusieurs points de conflit qu’obligatoirement cela coagule », selon lui.

Au rang des conflits qui ne se règlent pas, Jean-Claude Mailly a notamment évoqué le fait que le gouvernement n’ait rien lâché pour les salariés des établissements pour personnes âgées alors que « tout le monde est concerné » et que c’est une « question sociale, économique, de dignité humaine ». « Et ils ne font rien », a-t-il déploré.